RPT-Le 4e trimestre démarre doucement pour Wall Street

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 (Répétition sans changement d'une dépêche transmise lundi soir) 
    par Yashaswini Swamynathan et Noel Randewich 
    NEW YORK, 4 octobre (Reuters) - Wall Street a entamé le 
quatrième trimestre poussivement, terminant la séance de lundi 
en baisse modérée, dans le sillage des services aux 
collectivités ("utilities"), des valeurs des produits de 
première nécessité et des financières, ces dernières continuant 
de pâtir des mésaventures de Deutsche Bank en Europe et de Wells 
Fargo  WFC.N  outre-Atlantique. 
    La première banque allemande fait son possible pour parvenir 
avant l'élection présidentielle du 8 novembre à un accord à 
l'amiable avec les autorités américaines, qui lui réclament 14 
milliards de dollars (12,5 milliards d'euros) pour régler un 
litige lié à la vente de titres adossés à des créances 
hypothécaires.   
    Il n'y a pas eu de transactions sur l'action cotée en Bourse 
de Francfort  DBKGn.DE , fermée pour cause de jour férié, mais à 
New York le titre  DB.N  a perdu 0,84%. 
    Les déboires de l'établissement allemand indisposent des 
investisseurs dans l'attente de la prochaine avalance des 
résultats de sociétés trimestriels, qui se déclenchera dans 
quelques jours, et des élections présidentielles. 
    On attend une baisse de 0,5% des bénéfices des sociétés au 
troisième trimestre, selon des données de Thomson Reuters. Ce 
serait un cinquième trimestre consécutif de recul des bénéfices, 
imputable dans une large mesure à la faiblesse des prix 
pétroliers. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  a perdu 54,30 points (0,30%) à 
18.253,85 points. Le S&P-500  .SPX , plus large, a cédé 7,07 
points (0,33%) à 2.161,20 points. Le Nasdaq Composite  .IXIC  a 
reculé de 11,13 points (0,21%) à 5.300,87 points.  
    Pour Quincy Krosby (Prudential Financial), il faut voir dans 
la tendance du jour une réaction technique à une situation 
suracheteuse de la semaine passée. "La nervosité va sans doute 
croître et embellir à mesure qu'on se rapprochera de la 
statistique de l'emploi de vendredi", a-t-il ajouté. 
    La suprématie exercée par cet indicateur particulier 
explique que le marché n'ait guère réagi à la croissance plus 
forte que prévu de l'activité du secteur manufacturier en 
septembre.    
    La statistique a eu en revanche pour effet de faire monter 
les rendements des emprunts d'Etat américains, un élément qui a 
pesé sur le secteur des "utilities", et de tirer le dollar vers 
le haut face à un panier de devises  .DXY . 
    "Cette semaine, c'est l'emploi qui aura la vedette", a 
résumé Dan Mullholand (Credit Agricole). 
    Le marché attend 170.000 emplois nouveaux en septembre, 
selon des économistes interrogés par Reuters. 
    Le fait que le Premier ministre britannique Theresa May ait 
annoncé dimanche, à propos de la procédure de sortie de la 
Grande-Bretagne de l'Union européenne (UE), que Londres 
invoquerait l'article 50 du Traité européen avant la fin mars 
2017 a également pesé sur la tendance.   
    Et aussi sur le sterling qui a tutoyé son plus bas de 31 ans 
touché contre le dollar en juillet et inscrit un plus bas de 
trois ans face à l'euro.  
    Parmi les 10 grands indices sectoriels du Standard & Poor's, 
celui des "utilities"  .SPLRCU  accuse une baisse de 1,35%, 
tandis que l'indice des financières  .SPSY  recule de 0,43%, 
entraîné par Wells Fargo qui a cédé 1,02% à un plus bas depuis 
décembre 2013. L'indice des valeurs de première nécessité 
 .SPLRCS  a cédé 0,6% avec un recul de 1,21% de Procter & Gamble 
 PG.N . 
    Hillary Clinton, la candidate démocrate à la présidentielle 
américaine, a déclaré lundi que Wells Fargo devrait répondre de 
son comportement et de ses pratiques à la suite du scandale des 
comptes fantômes ouverts par des salariés de la banque sans 
l'assentiment des clients concernés.   
    Aux valeurs encore, le constructeur de voitures électriques 
Tesla Motor  TSLA.O  affiche un gain de 4,7%, après avoir fait 
état de livraisons en hausse de 70% au troisième trimestre, à 
24.500 véhicules.    
    Dans le secteur automobile toujours, les ventes des grands 
constructeurs ont légèrement diminué aux Etats-Unis au mois de 
septembre malgré d'importantes remises consenties pour tenter de 
relancer la demande.   
    Le volume a été de quelque 5,9 milliards de titres échangés, 
bien en deçà de la moyenne quotidienne de 7,1 milliards des 20 
dernières séances, selon des données de Thomson Reuters.     
     
 
 (Avec Richard Leong et Karen Brettell, Wilfrid Exbrayat pour le 
service français) 
  
 
 

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