RPT-La présidente du Liberia appelle à l'aide pour lutter contre Ebola

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(Répétition citation §3) BOSTON, 10 septembre (Reuters) - La présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf dit s'attendre à une aggravation de l'épidémie de fièvre Ebola dans son pays en raison notamment d'une aide extérieure insuffisante et du manque d'équipement pour les services de santé. "Cela reste une situation très grave", a déclaré la présidente lors d'un discours donné par Skype de la capitale libérienne Morovia à l'université de Harvard aux Etats-Unis. "Cela prend beaucoup de temps pour répondre efficacement (...). Nous nous attendons à ce qu'elle (l'épidémie) s'accélère pendant au moins deux ou trois semaines, avant que nous puissions constater un déclin." L'épidémie de fièvre hémorragique a fait près de 2.300 morts en Afrique de l'Ouest, dont plus de la moitié au Liberia, Etat très pauvre et mis à mal par la guerre, selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publiés mardi. Le ministre libérien de la Défense nationale avait auparavant déclaré devant le Conseil de sécurité des Nations unies que la fièvre Ebola constituait une "menace" pour l'existence du pays et qu'"elle se propageait comme une traînée de poudre, dévorant tout sur son passage". "Le Liberia fait face à une sérieuse menace pour son existence en tant que pays. Le virus mortel Ebola a entraîné une interruption du fonctionnement normal de l'Etat", a déclaré Brownie Samukai. Les efforts de lutte contre l'épidémie sont entravés par le manque de traitements et de centres de tests, la pénurie de personnel et l'ignorance de la population, a indiqué la présidente. "Nous avons essayé de faire avec un soutien international limité et avec une population qui n'a pas prêté l'attention nécessaire (...) et cela a facilité la propagation de la maladie", a-t-elle dit. Certains Libériens ne signalent pas les cas et ne tiennent pas compte des mesures de protection suggérées pour éviter d'être infectés, a-t-elle ajouté. Depuis que l'épidémie de fièvre Ebola a commencé à s'accélérer ces dernières semaines, Ellen Johnson Sirleaf dit avoir constaté un soutien accru en provenance de l'étranger notamment des Etats-Unis, de l'Union européenne et des pays africains. Mais, estime la présidente, "c'est encre très loin des besoins". En Guinée et Sierra Leone, les deux autre pays touchés par l'épidémie, seulement 39% des cas et 29% des décès ont été enregistrés ces trois dernières semaines, selon l'OMS, ce qui suggère que ces pays réussissent mieux à lutter contre la maladie. (Richard Valdmanis; Danielle Rouquié pour le service français)

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