RPT-La piste d'une hausse de la CSG semble prendre corps

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LA PISTE D'UNE HAUSSE DE LA CSG PREND CORPS
LA PISTE D'UNE HAUSSE DE LA CSG PREND CORPS

Répétition titre.

PARIS (Reuters) - L'idée d'augmenter la Contribution sociale généralisée (CSG) semble prendre corps dans le sillage des propos de François Hollande estimant que le financement de la protection sociale ne saurait reposer sur le seul travail.

Plusieurs ministres ont écarté la mise en oeuvre immédiate d'une telle mesure mais renvoyé aux discussions ouvertes lundi et mardi avec les partenaires sociaux, dans le cadre de la "Grande conférence sociale" réunie au Conseil économique, social et environnemental, à Paris.

Si le chef de l'Etat ne l'a pas explicitement désignée comme la solution qui serait retenue, il a souhaité lundi que le financement de la protection sociale ne pèse plus autant sur le travail, ce qui pénalise la compétitivité des entreprises.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a souhaité que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, prenne acte dans son discours de clôture "que nous travaillons sur le sujet".

"On ne peut pas décider que l'on travaille là sur la CSG, là sur la TVA, là sur la baisse des cotisations des salariés ou des employeurs. Il faut des évaluations, des simulations, des études d'impact", a déclaré la présidente de l'organisation patronale à des journalistes.

"La chose importante et nouvelle serait de décider d'y travailler ensemble avec un calendrier", a-t-elle ajouté. "Si l'évolution de l'assiette du financement de la protection sociale était décidée, cela redonnerait des marges de manoeuvres à nos entreprises, à nos industries."

Côté syndicats, seule la CFDT se dit favorable à une évolution pour corriger une "anomalie".

"On est passé des 'Trente glorieuses', où les revenus étaient uniquement ceux du travail, qui finançaient la protection sociale, à une période où une partie des revenus provient du capital, du patrimoine", déclarait lundi soir son secrétaire général, François Chérèque.

"Donc il est normal qu'on réfléchisse à passer une partie du financement assujetti au travail sur tous les revenus : capital, patrimoine, travail, c'est-à-dire la CSG. Après, il faut débattre pour savoir jusqu'où on va", a-t-il ajouté.

ABANDON DE LA "TVA SOCIALE"

Agnès Le Bot, représentante de la CGT, accuse pour sa pat le Medef de vouloir que "les charges pesant sur le travail basculent sur la solidarité nationale".

"Ce n'est absolument pas notre point de vue, à la CGT", a-t-il dit à des journalistes.

Comme le reste du gouvernement, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, reste prudent.

"Le président de la République a tracé les axes. Le climat est positif. Il reste à trouver les voies de ce nouveau compromis social. Je ne veux pas préjuger des conclusions des débats", a-t-il dit à son arrivée à la conférence sociale.

L'avantage d'une hausse de la CSG est son efficacité financière : une hausse d'un point de cette contribution qui touche les revenus du travail et ceux du capital est équivalente à une dizaine de milliards d'euros.

Un levier utile face aux pressions pour tenir les engagements gouvernementaux de réduction des déficits publics malgré le ralentissement de la croissance économique.

L'idée de déplacer sur une autre assiette que les salaires le coût de la protection sociale sous-tendait la hausse de la TVA décidée pour le 1er octobre par l'ex-président Nicolas Sarkozy - une mesure sur laquelle le gouvernement socialiste est revenu au nom de la défense du pouvoir d'achat.

L'opposition de droite, qui défendait cette "TVA sociale", a dénoncé mardi l'éventualité d'une hausse de la CSG.

"La CSG, tout le monde sera aligné et tout le monde y perdra", a estimé l'ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand, sur BFM-TV et RMC, dénonçant une "erreur sans pareille".

Même désaccord de la part du secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé.

"Nous avions fait le choix d'augmenter la TVA en contrepartie de la baisse des charges patronales, (...) tout simplement parce que la TVA est payée par les importateurs", a-t-il dit sur Radio Classique et Public Sénat. "Je voudrais que l'on m'explique pourquoi la CSG est plus juste que la TVA."

Sur France 2, le chef de file de la Droite sociale, Laurent Wauquiez, a dénoncé une mesure "criminelle".

Elizabeth Pineau, avec Jean-Baptiste Vey et Chine Labbé, édité par Emmanuel Jarry

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  • M1451570 le mardi 10 juil 2012 à 14:55

    jean.e Ta mutuelle est comme la mienne +50% . Console toi pour la CMU c'est gratuit et pour l'AME cet en-foiré d'Hollande vient de supprimer la cotisation de 30 euros, soit 300 millions pour le budget et une AME de 1 milliard pour cette année.Allez, au boulot pour aider tous ces para-sites

  • cavalair le mardi 10 juil 2012 à 14:55

    Plus on tax le capital, plus on fait fuir les riches et les entrepreuneurns ce qui amene a une diminution des impots. Les ANE (ENA) n'ont toujours pas compris cela. De toute facon ils ne comprennent rien

  • LeRaleur le mardi 10 juil 2012 à 14:10

    On s**u**c***e le FDS jusqu'à la mort pour que vivent les va-nu-pieds.

  • jean.e le mardi 10 juil 2012 à 14:03

    deja que les mutuelles santé ont bondis de 50%

  • M2280901 le mardi 10 juil 2012 à 13:50

    il est certain que c'est plus facile de taxer que de diminuer les dépenses de l'état

  • testatio le mardi 10 juil 2012 à 11:22

    La baisse des salaires généralisée...

  • LeRaleur le mardi 10 juil 2012 à 11:14

    On taxe, on augmente taxes et impôts. Tous ça pour financer le « bien-être et le bien vivre » des va-nu-pieds toujours de +en+ nombreux.

  • jean-p86 le mardi 10 juil 2012 à 11:10

    On taxe les revenus au lieu des dépenses donc on élimine les importations.Quid du prélèvement à la source? Durablement, ça jouera comment pour le pouvoir d'achat?

  • LeRaleur le mardi 10 juil 2012 à 10:37

    Tergiverser pour mieux faire passer la pilule. La CSG va augmenter d'années en années pour atteindre un chiffre non prévue au tout début mais anticipée par les socialauds. La double peine de +en+ forte.