RPT-La France pressée de revoir sa filière d'export agroalimentaire

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UN RAPPORT SÉNATORIAL APPELLE LA FRANCE À SIMPLIFIER SA POLITIQUE D'EXPORTATION DE PRODUITS AGROALIMENTAIRES
UN RAPPORT SÉNATORIAL APPELLE LA FRANCE À SIMPLIFIER SA POLITIQUE D'EXPORTATION DE PRODUITS AGROALIMENTAIRES

Correction date au troisième paragraphe.

PARIS (Reuters) - La France doit restructurer sa politique d'exportation de produits agroalimentaires, trop complexe, si elle veut renverser une tendance qui l'a vue passer de la deuxième à la cinquième place mondiale en dix ans, estime une commission sénatoriale.

Cette analyse publiée mercredi coïncide avec la présentation par le gouvernement français de mesures pour moderniser l'action publique, notamment en simplifiant les formalités pour les entreprises et les particuliers.

La France était le deuxième exportateur de produits agroalimentaires en 2000, derrière les Etats-Unis, mais elle n'occupait plus que le cinquième rang en 2011 après avoir été dépassée par les Pays-Bas, l'Allemagne et le Brésil.

Le divers gauche Christian Bourquin, qui a co-rédigé un rapport de la commission des finances du Sénat sur les défis auquels est confrontée la filière agroalimentaire française, estime que ce recul est dû à de trop nombreux intervenants dans la promotion des produits français à l'étranger.

"Les entreprises considèrent que le dispositif public est illisible. Il y a une mosaïque d'acteurs administratifs", a-t-il dit. "Il faut aller à la hache pour dégager tout ça."

Le rapport s'interroge "sur l'efficience du dispositif public de soutien aux exportations agroalimentaires qui se caractérise par une dispersion des moyens entre plusieurs ministères, quatre opérateurs (Ubifrance, Sopexa, Adepta et FranceAgrimer) et un ensemble d'acteurs publics et privés".

"L'absence de stratégie commune ne semble ni garantir une utilisation optimale des crédits budgétaires, ni assurer une attractivité efficace de l'offre française", dit le document.

Les exportations agroalimentaires françaises ont généré un excédent de 11,5 milliards d'euros en 2012, derrière les ventes du secteur aéronautique, mais la commission estime que le résultat pourrait être bien meilleur encore au regard du solde commercial, déficitaire de 67 milliards d'euros, de la balance commerciale française l'an dernier.

"On est loin d'être pied au plancher. Nous avons un potentiel d'accélération remarquable," a dit le sénateur UMP André Ferrand.

Le ministre de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, a déclaré le mois dernier que la France ne pouvait plus se reposer sur la réputation de ses produits pour retrouver sa place sur la scène internationale, sans suggérer une nouvelle politique à l'export.

Les sénateurs de la commission qui se sont rendus aux Pays-Bas pour rédiger leur rapport ont estimé qu'il fallait prendre exemple sur ce pays, qui a simplifié ses mécanismes.

Sybille de La Hamaide, édité par Yves Clarisse

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  • M835627 le mercredi 17 juil 2013 à 17:22

    Encore un secteur en perte de vitesse, rien que par l'effet de la complexité administrative, c'est à pleurer!