RPT-La Fed veut en savoir plus sur l'impact du "Brexit"-minutes

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 (Répétition sans changement d'une dépêche transmise mercredi 
soir) 
    WASHINGTON, 8 juillet (Reuters) - Les responsables de la 
Réserve fédérale américaine ont décidé en juin de ne pas relever 
les taux tant qu'ils n'auraient pas une vision plus claire des 
conséquences du référendum britannique sur l'appartenance du 
Royaume-Uni à l'Union européenne (UE), montre le compte-rendu de 
sa dernière réunion publié mercredi.     
    Cette opinion, exprimée lors de la réunion du Federal Open 
Market Committee (FOMC) les 14 et 15 juin, avant le résultat du 
vote britannique en faveur d'une sortie de l'UE, reflète le 
malaise généralisé des responsables monétaires face au Brexit.   
    "Les membres ont généralement convenu qu'avant de faire un 
nouveau pas vers une normalisation monétaire, il était prudent 
d'attendre de nouvelles données sur les conséquences du vote 
britannique", apprend-on dans les "minutes" de la réunion. 
    Les responsables de la Fed ont également évoqué le sérieux 
ralentissement des embauches par les entreprises américaines 
pour justifier de ne pas toucher aux taux le mois dernier.     
    Avant le référendum britannique du 23 juin, la Fed avait 
signalé que deux hausses de taux devraient être nécessaires pour 
prévenir une surchauffe de l'économie américaine. Mais depuis, 
les responsables de la Fed ont souligné que l'incertitude 
déclenchée par ce vote justifiait une position de prudence.  
    Le président de la Fed de New York, William Dudley, et le 
gouverneur de la Fed, Daniel Tarullo, ont tous deux récemment 
évoqué ces incertitudes pour justifier leur recommandation de 
prudence en matière de hausse des taux.    
     
    RALENTISSEMENT PASSAGER DES EMBAUCHES 
    La présidente de la Fed, Janet Yellen, ne s'est pas exprimée 
depuis le référendum. Elle avait déclaré deux jours avant, alors 
que les marchés tablaient largement sur un maintien du 
Royaume-Uni dans l'UE, que les risques à l'international et le 
ralentissement du marché de l'emploi aux Etats-Unis justifiaient 
déjà une approche prudente du relèvement des taux.   
    Le dollar, qui s'est apprécié de plus de 2% face à un panier 
de devises de référence  .DXY  depuis le vote pour un Brexit, a 
légèrement faibli après la publication des minutes. 
    Sur le marché des taux à court terme, la probabilité que la 
Fed décide d'une deuxième hausse des taux cette année - après 
celle du mois de décembre 2015 - est encore plus faible après le 
compte-rendu. Les cours suggèrent que les traders n'anticipent 
qu'à 19% les chances d'un relèvement des taux d'ici décembre.  
    Un net ralentissement des embauches au mois de mai et un 
niveau d'investissement faible, même en dehors du secteur de 
l'énergie, ont déclenché l'inquiétude sur les perspectives de 
l'économie américaine, même avant le vote pour le Brexit. 
    Mais selon les minutes de la réunion de juin de la Fed, de 
nombreux responsables de la politique monétaire ont jugé que ce 
vif ralentissement des embauches pourrait n'être que passager et 
la plupart d'entre eux ont jugé que l'économie serait mûre pour 
un relèvement de taux à moins d'un choc économique ou financier. 
    Lors de cette réunion, la Fed a laissé sa politique 
monétaire inchangée, conformément aux attentes, mais elle a 
précisé qu'elle continuait de prévoir deux hausses de taux cette 
année, expliquant s'attendre à une amélioration du marché du 
travail après le ralentissement observé récemment.   
 
 (Jason Lange et Lindsay Dunsmuir, Juliette Rouillon pour le 
service français) 
 
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