RPT-La Fed ne relève pas les taux, s'attend à une hausse plus lente

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    * La Fed prévoit toujours deux hausses de taux en 2016 
    * Elle a réduit ses prévisions de croissance et d'évolution 
des taux 
    * Les incertitudes pèsent sur les perspectives, dit Yellen 
 
 (Répétition sans changement d'une dépêche diffusée mercredi) 
    par Jason Lange et Howard Schneider 
    WASHINGTON, 16 juin (Reuters) - La Réserve fédérale 
américaine a laissé sa politique monétaire inchangée mercredi 
tout en réaffirmant tabler sur deux hausses de taux cette année, 
même si la révision à la baisse de ses prévisions de croissance 
l'a conduite à réduire le niveau auquel elle s'attend à voir 
culminer le loyer de l'argent.  
    Et même ses anticipations pour cette année en matière de 
taux d'intérêt sont moins affirmées qu'auparavant: six des 17 
gouverneurs et présidents des antennes régionales de la Fed 
intègrent dans leurs prévisions une seule hausse de taux d'ici 
fin décembre, soit cinq de plus qu'il y a trois mois.  
    "Nous sommes assez incertains pour ce qui est de savoir où 
se dirigent les taux à plus long terme", a reconnu la présidente 
de la Fed, Janet Yellen, lors d'une conférence de presse. 
    La banque centrale a abaissé sa prévision de croissance 2016 
à 2,0, contre 2,2% en mars, et celle de 2017 à 2,0% également 
contre 2,1% il y a trois mois.  
    Elle a aussi réduit d'un quart de point, à 3%, le niveau de 
taux qu'elle juge approprié à plus long terme et laissé entendre 
qu'elle serait moins empressée de resserrer sa politique 
monétaire au-delà de la fin de l'année. 
    Janet Yellen n'a pas clairement dit si un relèvement des 
taux était envisageable dès la prochaine réunion, fin juillet, 
ou si la banque centrale attendrait de disposer d'une série 
d'indicateurs plus encourageants avant de passer à l'action, au 
plus tôt donc en septembre. 
    "Je ne suis pas à l'aise pour dire si cela aura lieu lors de 
la prochaine réunion ou lors des deux prochaines mais ce 
pourrait être le cas", a-t-elle déclaré. "Il n'est pas 
impossible que d'ici juillet, par exemple, nous observions des 
chiffres qui nous conduisent à conclure que nous sommes dans une 
situation parfaitement adaptée." 
    Elle a expliqué que l'économie américaine semblait avoir 
retrouvé de l'élan depuis avril mais que le marché du travail 
avait perdu de son dynamisme. 
     
    LE RISQUE D'UN BREXIT PÈSE 
    Elle a également reconnu que lors d'une conférence de presse 
que l'hypothèse d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union 
européenne était l'un des facteurs ayant conduit au statu quo 
sur les taux, voté à l'unanimité. 
    Elle a expliqué qu'une victoire du camp du "Leave" lors du 
référendum du 23 juin aurait "des conséquences sur la situation 
économique et financière et sur les marchés financiers 
mondiaux". 
    Wall Street, qui évoluait dans le vert depuis l'ouverture, 
est passée en territoire négatif en toute fin de séance, 
l'indice Dow Jones  .DJI  cédant 0,2% en clôture.  .NFR  
    Les rendements des emprunts d'Etat américains se sont quant 
à eux orientés à la baisse et le dollar a creusé ses pertes.  
    Les analystes ont noté que même les membres du FOMC les plus 
favorables à la hausse des taux avaient modéré leur position.  
    "Elle est aussi 'colombe' que la Fed peut l'être sans aller 
jusqu'à baisser les taux", a commenté Brian Jacobsen, 
responsable de la stratégie d'investissement de Wells Fargo Fund 
Management. "Même (la présidente de la Fed de Kansas City) 
Esther George s'est abstenue d'exprimer son désaccord. Le rythme 
d'évolution des taux est ralenti, ce qui constitue un important 
virage accommodant." 
    La Fed a relevé les taux en décembre dernier pour la 
première fois, portant l'objectif des "fed funds" entre 0,25% et 
0,50%. Elle déclarait alors tabler sur quatre autres hausses en 
2016 mais les incertitudes économiques mondiales et la 
volatilité accrue des marchés financiers internationaux l'ont 
par la suite conduite à ramener ce chiffre à deux. 
    Si les inquiétudes suscitées par la conjoncture mondiale se 
sont en partie apaisées, le net ralentissement des créations 
d'emploi en mai a perturbé les anticipations, même si des 
indicateurs publiés depuis suggèrent qu'il pourrait ne s'agir 
que d'une faiblesse passagère. 
     
 
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Le communiqué de la Fed      
Les changements apportés au communiqué de la Fed      
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 (avec David Chance; Marc Angrand pour le service français) 
 

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