RPT-La condamnation de Christian Iacono annulée

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ANNULATION DE LA CONDAMNATION DE CHRISTIAN IACONO
ANNULATION DE LA CONDAMNATION DE CHRISTIAN IACONO

Répétition: bien lire Gabriel Iacono au 11e paragraphe.

PARIS (Reuters) - La Cour de révision a annulé mardi la condamnation de Christian Iacono, que son petit-fils avait accusé de viol avant de se rétracter onze ans plus tard.

L'ancien maire de Vence (Alpes-Maritimes), condamné en appel en 2011 à neuf ans de prison, sera rejugé devant la cour d'assises d'appel du Rhône.

"Pendant 14 ans, cet homme a été accusé injustement", a déclaré son avocat, Me Gérard Baudoux à la presse.

"La sacralisation de la parole de l'enfant est d'une dangerosité extrême, elle peut être l'un des vecteurs les plus sûrs de l'erreur judiciaire", a-t-il ajouté.

"Nous espérons que, définitivement, nous allons éviter l'erreur judiciaire dont Christian Iacono était la victime lorsque son acquittement sera enfin prononcé."

Christian Iacono a toujours clamé son innocence depuis le début de cette affaire marquée par de nombreux rebondissements sur fond de conflit familial.

Accusé d'agressions sexuelles par son petit-fils Gabriel pour des faits qui se seraient déroulés dans sa villa entre 1996 et 1998, il avait été condamné en 2009 par la cour d'assises des Alpes-Maritimes, une peine confirmée en appel par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône deux ans plus tard.

Mais quelques mois après, le petit-fils était revenu sur ses accusations et avait mis hors de cause son grand-père.

Gabriel Iacono affirmait avoir menti à ses parents "pour qu'ils s'intéressent conjointement à lui" et avoir fini par croire à son mensonge, explique dans son arrêt la chambre criminelle de la Cour de cassation, siégeant comme cour de révision.

"Gabriel est très heureux et très soulagé", a dit à Reuters Anne Sattonnet, conseillère générale centriste des Alpes-Maritimes et présidente du comité de soutien à Christian Iacono. "Si la décision avait été négative, ça aurait été un deuxième drame pour lui", a-t-elle ajouté.

Estimant que sa rétractation n'était pas prise en compte par la justice, Gabriel Iacono avait entamé, en février 2012, une grève de la faim devant le palais de justice de Grasse avant d'être finalement entendu par le parquet.

Christian Iacono, qui a passé en tout 16 mois en prison, a été libéré le 5 avril 2012.

Dans l'attente de son troisième procès, il devra, entre autres obligations, répondre aux convocations du juge et ne pas avoir de contact avec son petit-fils pendant un an.

La procédure de révision des condamnations pénales demeure exceptionnelle en France. Depuis 1945, seules huit personnes ont bénéficié avant lui d'un nouveau procès après une condamnation.

Chine Labbé, avec Matthias Galante à Nice, édité par Yves Clarisse

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  • M4358281 le mardi 18 fév 2014 à 17:00

    Quelqu'un y comprend quelque chose ..?

  • lm123457 le mardi 18 fév 2014 à 15:27

    Eh oui. C'est compliqué.