RPT-L'Opep va tenter de s'accorder pour réduire sa production

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 (Répétition sans changement d'une dépêche diffusée jeudi) 
    * Discussions la semaine prochaine à Alger 
    * Une réduction de la production serait une première depuis 
2008 
    * L'Irak estime que les circonstances sont favorables 
    * Experts saoudiens et iraniens négocient déjà à Alger 
    * La Russie évoque une possible diminution de ses pompages 
 
    par Rania El Gamal et Alex Lawler 
    DUBAI/LONDRES, 23 septembre (Reuters) - L'Opep pourrait 
aboutir la semaine prochaine à Alger à un accord de réduction de 
sa production totale de pétrole brut, ce qui serait une première 
en huit ans, estiment plusieurs responsables de l'organisation 
et des sources au sein de celle-ci. 
    Des discussions entre pays membres et avec la Russie - qui 
n'est pas membre de l'Organisation des pays exportateurs - 
doivent avoir lieu en marge d'une conférence internationale sur 
l'énergie à Alger, sur la base d'un constat largement partagé: 
entre 45 et 50 dollars, le prix du baril reste bien trop bas. 
    L'Arabie saoudite et l'Iran, rivaux de longue date sur le 
marché pétrolier comme sur la scène diplomatique, émettent des 
signaux parfois contradictoires sur leur volonté de coopérer, 
tout comme la Russie.  
    En coulisse, des experts de l'Opep s'efforcent de régler les 
derniers détails d'un accord de limitation de la production 
susceptible de faire remonter le prix du baril tout en 
permettant aux ministres du Pétrole qui le signeraient de crier 
victoire dans leur pays.  
    "Cette fois-ci, je crois que (la situation) est un peu 
différente parce que les circonstances sont un peu plus 
favorables", a déclaré jeudi Falah Alamri, le gouverneur irakien 
à l'Opep. 
    L'Irak, l'Arabie saoudite, l'Iran et la Russie ont chacun 
porté leur production à son plus haut niveau historique depuis 
un an pour tenter de conforter leurs parts de marché.  
    L'Irak est considéré comme l'un des principaux obstacles à 
un accord sur la production car il souhaite augmenter encore la 
sienne l'an prochain. La Russie et l'Iran, eux, ont probablement 
atteint un pic en matière de production tandis que l'Arabie 
saoudite n'a jamais fait la preuve qu'elle pouvait produire plus 
qu'aujourd'hui.  
     
    L'IRAK AFFICHE SA BONNE VOLONTÉ 
    Mais Falah Alamri assure que l'Irak ne barrera pas la route 
à un compromis. "Nous n'avons pas l'intention d'inonder le 
marché, nous avons l'intention de soutenir le marché (...) Nous 
ne participerons à aucune initiative qui se traduirait par une 
baisse des cours", a-t-il dit. 
    Une première tentative de compromis a échoué au printemps, 
l'Arabie saoudite ayant exigé que l'Iran contribue à l'effort 
collectif, ce que Téhéran a refusé en arguant de la nécessité de 
ramener ses pompages à leur niveau d'avant les sanctions 
internationales levées en début d'année. 
    La production iranienne a stagné ces derniers mois mais 
Téhéran insiste toujours sur la nécessité de bénéficier 
d'exemptions en cas d'accord au niveau de l'Opep. 
    Plusieurs sources ont rapporté que Saoudiens et Iraniens 
avaient eu des discussions cette semaine à Vienne pour tenter 
d'esquisser ensemble les contours d'un compromis. 
    "Il semble qu'ils veuillent tous aboutir à une forme de 
consensus à Alger. Cela se voit au nombre de réunions 
diplomatiques qui ont lieu. Il y a un vrai élan", a dit une 
source de l'Opep.  
    D'autres sources ont expliqué que les chiffres de production 
auxquels s'appliquerait un gel ou une baisse des pompages 
étaient au coeur du débat. 
    L'Opep travaille en effet avec deux séries de chiffres 
différentes: les estimations données par les pays membres 
eux-mêmes et celles établies par des experts indépendants, les 
"sources secondaires". 
     
    LA PRODUCTION DE RÉFÉRENCE, ÉLÉMENT CLÉ DES DÉBATS 
    Ces dernières sont considérées comme plus proches de la 
réalité de la production et les pays producteurs du Golfe 
insistent pour qu'elles servent de référence pour un éventuel 
accord, afin de permettre une meilleure surveillance des niveaux 
de production, ont dit plusieurs sources. 
    Une source a ajouté que si la production était gelée au 
niveau observé en début d'année ou à la moyenne des six premiers 
mois de 2016, cela représenterait de fait une baisse par rapport 
aux niveaux actuels.  
    "Logiquement, cela pourrait être considéré comme une 
réduction si (tout le monde) était d'accord pour utiliser les 
sources secondaires", a-t-elle dit.  
    Plusieurs autres sources ont précisé que la Libye et le 
Nigeria pourraient bénéficier d'exemptions, leur production 
étant actuellement limitée par des troubles.  
    L'Opep produit actuellement environ 33,5 millions de barils 
par jour (bpj), la Russie et les Etats-Unis 10 à 11 millions de 
bpj chacun. Ces niveaux élevés ont conduit à l'accumulation sur 
le marché mondial de stocks qui dépassent aujourd'hui trois 
milliards de barils, empêchant une remontée durable des cours.  
    Le ministre algérien du Pétrole a estimé que l'offre globale 
devrait être réduite d'au moins un million de bpj. La Russie, 
elle, se dit disposée à réduire la production de 5%. 
    Le secrétaire général de l'Opep a déclaré quant à lui qu'un 
accord éventuel limitant la production devrait rester en vigueur 
jusqu'en octobre 2017.  
    Pour Amrita Sen, du cabinet Energy Aspects, une réduction 
d'un million de bpj de la production de l'Opep réduirait les 
stocks mondiaux de 290 à 330 millions de barils en un an même si 
la remontée des cours favorisait une reprise de la production 
américaine.  
 
 (avec Dmitry Zhdannikov; Marc Angrand pour le service français, 
édité par Véronique Tison) 
 
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  • M2687570 il y a 9 mois

    Espérons qu'ils ne trouveront pas d'accord, et qu'ils continueront à pomper, une, c'est moins cher à la pompe, deux, c'est moins de blé pour vlad !