RPT-L'Iran veut se fournir auprès d'Airbus mais invite Boeing

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 (Répétition sans changement d'une dépêche transmise dimanche) 
    par Tim Hepher 
    TEHERAN, 25 janvier (Reuters) - L'Iran a dévoilé dimanche 
son intention de commander plus de 160 avions de fabrication 
européenne, dont huit très gros porteurs, mais se dit également 
intéressé par des appareils de Boeing  BA.N . 
    Témoignant de la volonté de Téhéran de se frotter aux 
transporteurs aériens bien établis dans le Golfe, le ministre 
des Transports Abbas Akhoondi a dit que le renouveau iranien 
rétablirait "un équilibre natruel" dans la région et il a 
exhorté les étrangers à investir. 
    "Je vous prends les mains en signe d'amitié", a-t-il dit à 
un parterre de 300 compagnies aériennes, fournisseurs, loueurs 
et banquiers lors d'une conférence (CAPA Iran Aviation Summit) 
qui avait lieu à Téhéran. 
    Les puissances occidentales ont levé la semaine dernière les 
sanctions internationales qui frappaient l'Iran pour autant que 
ce dernier se conforme à un accord conclu en juillet 2015 et 
encadrant ses ambitions dans le nucléaire. 
    Akhoondi a dit à Reuters que l'Iran ne redoutait pas la 
concurrence des transporteurs aériens étrangers et qu'il 
jouissait d'avantages concurrentiels de par sa géographie. 
    Il a précisé que Téhéran donnerait la priorité au 
développement de la compagnie publique Iranair, tout en 
soutenant aussi l'émergence de compagnies privées. 
    Le nombre de commandes potentielles de l'Iran a progressé 
dans le courant de la première journée de la conférence. Un 
responsable iranien a dit à des délégués que l'Iran était près 
de commander 127 appareils à Airbus  AIR.PA , alors qu'une 
première estimation s'arrêtait à 114. 
    A ce nombre, il faut ajouter 40 ATR turbopropulsés. 
    Le vice-ministre des Transports Asghar Fakhrieh Kashan a dit 
à Reuters que l'Iran avait provisoirement accepté d'acheter huit 
très gros porteurs Airbus A380, livrables à partir de 2019. 
    Téhéran compte également acquérir 16 A350, le dernier-né des 
longs courrier européens, a-t-il ajouté. 
    Un autre responsable iranien a déclaré que les discussions, 
qui semblent s'être accélérées dans la mesure où le président 
Hassan Rouhani doit se rendre en déplacement en Europe cette 
semaine, portaient sur 45 courts courrier A320 et jusqu'à 40 
A330. 
    Si elle était confirmée, une commande de cette ampleur 
vaudrait plus de 20 milliards de dollars (18,5 milliards 
d'euros) au prix catalogue.  
    En raison des délais d'attente pour les avions neufs, l'Iran 
compte également acheter quatre longs courrier A340 en seconde 
main, immédiatement opérationnels.  
    Airbus a dit qu'il était disposé à poursuivre des 
négociations en conformité avec le droit international. 
L'avionneur européen n'en a pas dit plus. 
     
    BOEING INVITÉ À NÉGOCIER 
    Selon des délégués, ces annonces semblent destinées, outre 
de souligner le potentiel économique de l'Iran, à encourager 
Boeing, absent de la conférence de Téhéran, à ouvrir des 
négociations officielles. 
    Kashan a déclaré à Reuters que l'Iran était prêt à acheter 
une centaine d'appareils au constructeur américain. Boeing de 
son côté a dit qu'il étudiait les dispositions à prendre pour 
traiter avec l'Iran, qui reste assujetti à des sanctions 
américaines toujours en vigueur. 
    L'Iran dit depuis longtemps qu'il doit rafraîchir sa flotte 
vieillissante, qui a beaucoup souffert de la pénurie de pièces 
de rechange en raison des sanctions commerciales imposées par 
les Etats-Unis et les pays occidentaux. 
    Mais la masse de précisions commerciales, techniques et 
légales données a pris certains des délégués étrangers de court. 
"Les choses évoluent plus vite qu'on ne le pensait", a dit 
Bertrand Grabowski, un reponsable de la DVB Bank allemande, 
ajoutant que l'Iran a mis sur pied un régime réglementaire 
comparable à ceux en vigueur en Europe. 
    Plusieurs patrons de compagnies aériennes ont toutefois fait 
remarquer que les projets de croissance iraniens dépendraient de 
la construction de nouvelles infrastructures et du déploiement 
de gros efforts en matière de formation. Akhoondi a précisé que 
Téhéran comptait accorder sous un peu un contrat d'expansion de 
l'aéroport international de Téhéran. 
 
 (Avec Nadia Salim; Wilfrid Exbrayat pour le service français) 
 

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