RPT-"John le djihadiste" est un Londonien né au Koweït

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(Répétition) WASHINGTON/LONDRES, 27 février (Reuters) - Le bourreau de l'Etat islamique surnommé "John le djihadiste" est un Londonien né au Koweït nommé Mohammed Emwazi, titulaire d'un diplôme en programmation informatique et issu d'une famille aisée. L'information a d'abord été rapportée par le Washington Post puis confirmée de sources proches des autorités américaines. Le gouvernement britannique a refusé de confirmer ou d'infirmer l'identité de Mohammed Emwazi, disant qu'une enquête était en cours. Le Daily Mail a publié une photo de Mohammed Emwazi lorsqu'il était écolier, assis dans l'herbe devant une école primaire située dans l'Ouest de Londres. Plusieurs vidéos du mouvement djihadiste le montrent décapitant ses victimes après s'être exprimé en anglais avec l'accent britannique, ce qui lui valu son surnom. Cagoulé et vêtu de noir, il aurait ainsi exécuté trois Américains, deux Britanniques et plusieurs Syriens. "Son véritable nom, d'après certains de ses amis et d'autres sources proches de lui, est Mohammed Emwazi, un Britannique issue d'une famille aisée qui a grandi dans l'Ouest londonien et a obtenu un diplôme de programmation informatique", écrit le Washington Post. Selon d'anciens otages de l'Etat islamique, l'homme que Londres cherche à identifier faisait partie d'un trio de djihadistes britanniques affecté à la garde des prisonniers dont les membres ont été surnommés John, Paul et Ringo, en référence aux Beatles à cause de leur accent. "A ce stade, nous n'allons pas confirmer l'identité de qui que ce soit, ni apporter la moindre précision sur les progrès de cette enquête antiterroriste", a dit la police britannique dans un communiqué. Selon Asim Qureshi, directeur de recherche au sein de Cage, une organisation non gouvernementale qui soutient ceux détenus en raison de soupçons de terrorisme, Mohammed Emwazi est arrivé en Grande-Bretagne à l'âge de six ans, a obtenu un diplôme en programmation informatique à l'université de Westminster. Cette dernière a précisé que Mohammed Emwazi avait quitté l'établissement il y a six ans. S'exprimant lors d'une conférence de presse, Asim Qureshi a ajouté que Mohammed Emwazi, qui parle l'arabe couramment, a ensuite attiré l'attention du MI5, les services secrets britanniques. Ces derniers ont tenté de le recruter puis l'ont empêché de voyager à l'étranger, ce qui l'a contraint à fuir sans en avertir sa famille, a poursuivi Asim Qureshi, notant que Mohammed Emwazi s'était rendu en Syrie en 2012. D'après un jugement d'un tribunal anglais rendu en décembre 2011, Mohammed Emwazi aurait eu des liens avec un autre islamiste britannique, Bilal al Berjawi, l'un des principaux dirigeants du groupe somalien Al Chabaab, a déclaré une personne informée du dossier. Bilal al Berjawi, blessé lors d'une frappe aérienne contre une base des Chabaab en 2011, fut déchu cette même année de sa nationalité britannique. En janvier 2012, il a été tué dans une attaque menée par un drone américain près de Mogadiscio, la capitale somalienne. Selon les spécialistes américains, Bilal al Berjawi, né à Beyrouth en 1984, s'était installé en Grande-Bretagne avec ses parents alors qu'il était enfant. (Michael Holden, Mark Hosenball, Stephen Addison et Kate Holton; Nicolas Delame, Jean-Philippe Lefief et Guy Kerivel pour le service français)

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