RPT-Indonésie: transfert d'une Philippine dans le "couloir de la mort"

le
0

(RPT mot manquant - bien lire "plusieurs semaines, voire plusieurs mois" § 6) DJAKARTA, 27 mars (Reuters) - Une détenue philippine condamnée à mort en Indonésie pour trafic de drogues va être prochainement transférée dans le "couloir de la mort", a annoncé vendredi la justice indonésienne. Les exécutions prévues de Mary Jane Fiesta Veloso et de neuf autres condamnés à mort pour trafic de drogues, dont le Français Serge Atlaoui, ont suscité des critiques internationales et des appels à la clémence, rejetés par le président indonésien Joko Widodo. Mary Jane Fiesta Veloso, dont le recours devant la Cour suprême a été rejeté cette semaine, va être transférée à la prison de sécurité maximale de l'île de Nusakambangan, où les autres condamnés sont déjà regroupés. "Nous pouvons dire que l'affaire Veloso est désormais refermée", a déclaré à la presse le porte-parole du bureau du procureur général. "Des préparatifs en vue de son transfert rapide vont être menés car le projet d'exécuter les dix condamnés en même temps n'a pas été modifié", a ajouté Tony Spontana. La date de ces exécutions, par un peloton d'exécution, n'a pas encore été annoncée. Ils ne seront sans doute pas exécutés avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, le temps d'épuiser la totalité des recours judiciaires, a déclaré la semaine dernière le vice-président indonésien, Jusuf Kalla. Quatre autres condamnés étrangers ont intenté de nouveaux recours contre leurs condamnations, après le rejet de leur demande de grâce par Widodo en fin d'année dernière. Arrêté en 2005 dans un atelier clandestin de production d'ecstasy, le Français Serge Atlaoui a été condamné à mort en 2007. Ses proches affirment que cet artisan soudeur de profession avait accepté d'installer des machines dans cet atelier en ignorant leur usage. Ils le disent aussi victime d'un procès inéquitable et bâclé. En février, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a convoqué l'ambassadeur indonésien à Paris pour lui faire part de "l'extrême préoccupation" des autorités françaises concernant sa situation. (Gayatri Suroyo; Henri-Pierre André pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant