RPT-Hausse des Bourses européennes à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES EN HAUSSE À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES EN HAUSSE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Répétition du titre.

Les Bourses européennes se sont brutalement retournées à la hausse mardi à la suite des déclarations du président russe Vladimir Poutine contre une nouvelle division de l'Ukraine après que le Kremlin a annoncé plus tôt que Moscou accélérait le processus d'intégration de la Crimée à la Russie.

À Paris, le CAC 40 prend 0,93% (+39,52 points) à 4.311,48 points vers 12h05 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,56% et à Londres, le FTSE gagne 0,32%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 progresse de 0,82.%.

Avant que Vladimir Poutine ne commence à s'exprimer devant la Douma, les places européennes et les futures sur indices de Wall Street étaient dans le rouge, en raison des craintes des intervenants de marché de voir la rapide annexion de la Crimée dans la foulée d'un référendum jugé illégitime par l'Occident raviver les tensions internationales.

Mais Wall Street est désormais attendue en hausse après avoir, à l'instar des places européennes la veille et de la Bourse de Tokyo ce mardi, rebondi lundi à la suite du calme relatif en Ukraine après le référendum de dimanche en Crimée.

Le vice-président américain, Joe Biden, a entamé mardi matin à Varsovie une visite de 48 heures destinée à rassurer les alliés des Etats-Unis en Europe orientale après la prise de contrôle des points stratégiques de Crimée par des troupes russes.

"Ne croyez pas ceux qui cherchent à vous effrayer avec la Russie et qui hurlent que d'autres régions vont suivre l'exemple de la Crimée", a dit Vladimir Poutine à la Douma. "Nous ne souhaitons pas une partition de l'Ukraine, nous n'en avons pas besoin".

Les régions de l'est de l'Ukraine, proches de la frontière russe, comptent une importante minorité russophone.

Les valeurs refuge, les obligations souveraines allemandes et le yen, se sont retournées à la baisse à la suite des déclarations du président russe.

Le cours de l'or, plébiscité lors de la montée des tensions entre la Russie et l'Occident, recule de 0,5%, les investisseurs adoptant une position attentiste avant la réunion de la Fed qui débute ce jour.

Comme la production manufacturière américaine a connu en février sa progression la plus marquée en six mois - signe que l'activité économique des Etats-Unis retrouve un peu d'élan après avoir été ralentie par les intempéries - la banque centrale américaine devrait normalement annoncer une nouvelle baisse de 10 milliards de dollars de son programme de soutien à l'économie.

Les cours du brut sont en légère hausse, à la faveur d'un mouvement d'achats à bon compte, à la suite de leur chute de lundi provoquée par la prise de conscience que les crispations autour de l'Ukraine n'allaient pas perturber les livraisons de pétrole russe.

Sur le marché des changes, le yuan repart à la baisse, en raison à la fois de doutes sur la santé de l'économie chinoise et de craintes de voir les faillites d'entreprises se multiplier après le précédent établi par Chaori.

Du côté des valeurs, le titre Scania recule de 5,46%, l'une des plus fortes baisses de l'indice Stoxx 600, après que le comité indépendant chargé par le conseil d'administration du groupe suédois d'évaluer l'offre d'achat de Volkswagen sur les participations minoritaires dans le constructeur de camions a émis un avis négatif sur la proposition du fabricant allemand.

L'action Cairn Energy plonge de plus de 11% à Londres. Le groupe spécialisé dans l'exploration de pétrole et de gaz a annoncé la suspension d'un programme de rachat d'actions jusqu'à ce soit terminé un passage en revue de ses impôts payés en Inde.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison)

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