RPT-France-Trois groupes de travail sur l'avenir de la Corse

le , mis à jour à 21:05
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 (Bien lire "démontrer", § 4) 
    PARIS, 18 janvier (Reuters) - Le gouvernement lance trois 
groupes de travail consacrés notamment à la langue et aux 
questions foncières en Corse, a annoncé lundi Gilles Simeoni, 
président nationaliste de l'exécutif de l'île, après un 
entretien avec Manuel Valls.  
    La rencontre de près de deux heures avec le Premier ministre 
s'est tenue en présence d'un autre élu nationaliste, le 
président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni.   
    "Nous avons constaté en l'état les désaccords mais nous 
avons convenu de l'ouverture d'un dialogue avec la constitution 
de trois groupes de travail", a déclaré Gilles Simeoni à la 
presse dans la cour de Matignon.   
    "Il s'agira pour nous de démontrer la pertinence de nos 
arguments et la nécessité d'aller vers une révision 
constitutionnelle pour permettre les mesures indispensables pour 
lesquelles nous avons été mandatés par une majorité des Corses à 
l'occasion des élections territoriales de décembre", a-t-il 
ajouté.  
    Constitués de représentants de la Corse d'une part et 
représentants de l'Etat d'autre part, les trois groupes se 
réuniront à intervalles réguliers jusqu'au mois de juin. 
    Un premier groupe sera consacré à la langue corse, dont les 
nationalistes souhaitent la reconnaissance. Un deuxième se 
penchera sur la question foncière et la lutte contre la 
spéculation. Un troisième réfléchira à la Constitution de la 
Corse et notamment à l'intercommunalité, a énuméré Gilles 
Simeoni.  
    Le gouvernement s'efforce de reprendre la main en Corse 
après les violences survenues à Noël dernier à Ajaccio (voir 
 ID:nL8N14J117  et la victoire surprise des nationalistes aux 
élections régionales de décembre.  
    "Chacun campe pour l'heure sur ses positions mais (...) nous 
avons la volonté de convaincre le gouvernement et l'Etat que le 
moment est venu de construire une nouvelle page des relations 
entre la Corse et la République", a dit Gilles Simeoni.  
    Elu indépendantiste, Jean-Guy Talamoni a surpris lundi matin 
en qualifiant la France de "pays ami" sur les ondes de France 
Info. Interrogé à ce sujet dans la cour de Matignon, il a une 
nouvelle expliqué sa position.   
    "Cela ne fait injure à personne que de dire que nous sommes 
Corses, tout simplement", a-t-il dit. "Je suis un élu de la 
Corse et nous discutons avec les représentants de la République 
française". 
    Fin décembre, Manuel Valls a déclaré au Parisien que "L'Etat 
ne reculera jamais" en Corse, un message relayé sur l'île par le 
ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. 
    Selon Gilles Simeoni, le Premier ministre a dit son souhait 
de se rendre "très prochainement" dans l'île.  
 
 (Elizabeth Pineau, édité par Simon Carraud) 
 
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