RPT-France-Quatre offres de reprise de la SNCM soumises au tribunal

le , mis à jour à 16:11
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(Répétition du texte brouillé après le second inter) * Toutes les offres présentent "des défauts importants"-rapport * La moitié des emplois seraient sauvés * Décision probablement à la mi-novembre par Jean-François Rosnoblet MARSEILLE, 26 octobre (Reuters) - Les administrateurs judiciaires de la SNCM préconisent l'examen des quatre offres de reprise de la compagnie maritime, même s'ils estiment, dans leur rapport obtenu lundi par Reuters, qu'elles présentent toutes des "défauts importants". Après un an de procédure et trois renvois, le tribunal de commerce de Marseille examinera mercredi ces offres, une étape cruciale pour la compagnie placée en redressement judiciaire en novembre dernier et qui emploie 1.450 personnes en CDI. La décision sera mise en délibéré, probablement autour de la mi-novembre selon une source judiciaire. Contrairement à leur rapport précédent, qui préconisait l'étude des seules offres corses du transporteur Patrick Rocca et du consortium Corsica Maritima, les administrateurs demandent cette fois à la justice de prendre en compte aussi les offres de Baja Ferries et de la société d'investissement Med Partners de Christian Garin, ancien président du port de Marseille. "Toutes les offres en présence continuent de présenter des défauts importants", notent-ils dans les conclusions d'un nouveau rapport daté du 24 octobre où ils évoquent notamment la "relative faiblesse des ressources financières" dont peuvent justifier "avec certitude" les repreneurs potentiels, la "faiblesse des prix de cession" ou encore le "volet social". Concernant Baja ferries, qui avait présenté une offre "solidaire mais non conjointe" avec Stef avant le retrait du frigoriste le 9 octobre dernier, ils constatent que l'armateur de droit mexicain présente une offre de reprise globale. Christian Garin présente pour sa part une offre aux côtés de la société de transport maritime grecque Arista "qui détiendra 75% de la structure de reprise". TROIS OFFRES AMÉLIORÉES A l'exception de Christian Garin, tous les repreneurs potentiels ont déposées une offre améliorée avant la date limite du 21 octobre, auxquelles Reuters a eu accès. Baja Ferries, qui a réalisé en 2014 120 millions de dollars de chiffre d'affaires, présente une offre globale de reprise qui prévoit la sauvegarde de 826 emplois, dont 620 navigants. Son président Daniel Berrebi a indiqué tabler sur un chiffre d'affaires de 190 millions d'euros "dès la première année" pour permettre un "équilibre financier immédiat" et entend financer son offre par sa trésorerie et une ligne de crédit. Corsica Maritima confirme son offre portant sur 800 salariés, mais se propose maintenant de reclasser de 100 à 200 salariés supplémentaires dans des sociétés composant le consortium, qui revendique "113 entreprises associées" essentiellement localisées en Corse. Son business plan, qui prévoit un retour à la rentabilité dès l'année prochaine avec un chiffre d'affaires de 139 millions d'euros en 2016, 144 millions d'euros l'année suivante, s'appuie sur un financement sécurisé de 36,5 millions d'euros garanti par un pool de banques françaises et par une quinzaine de dirigeants d'entreprises qui s'engagent sur leurs biens personnels. Le consortium a aussi reçu un soutien de taille, celui du président de la compagnie maritime française Brittany Ferries, Jean-Marc Roué. Il s'est dit prêt à devenir membre d'honneur du conseil d'administration de la société corse pour "participer à la continuité de cette entreprise". CONTENTIEUX EUROPÉENS Patrick Roc propose la création d'une "compagnie maritime méditerranéenne neutre", baptisée MCM, qui s'appuie sur les fonds propres de son groupe, lequel a réalisé un chiffre d'affaires de 81 millions d'euros en 2014 et présente une centaine de millions d'actifs immobiliers. Son plan, qui maintiendrait l'équipe dirigeante de la SNCM et fait entrer les salariés au capital à hauteur de 10%, prévoit la reprise de 865 salariés, dont 612 navigants, et de 144 CD. Pour assurer le fond de roulement nécessaire à la première année d'exploitation, qu'il estime à 20 millions d'euros, le transporteur s'appuie sur une ligne de crédit de 15 millions d'euros et sur des fonds propres. Christian Grain est le seul à n'avoir pas amélioré son offre, mais il a apporté des modifications à son plan, notamment l'arrivée d'Arista, dont les administrateurs judiciaires estiment qu'il devient le principal acteur du projet. Les offres des candidats à la reprise restent conditionnes à la résolution des contentieux européens qui pèsent lourdement sur la compagnie, dont l'actionnaire majoritaire est Transdev, coentreprise entre Veolia VIE.PA et la Caisse des dépôts. Il s'agit de la transmission de délégation de service public (DSP) et des quelque 440 millions d'euros d'aides publiques que la Commission européenne juge illégales et dont elle réclame le remboursement, sauf s'il y a cessation d'activité et reprise dans un périmètre plus réduit. (Edité par Yves Clarisse)


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  • dhote le lundi 26 oct 2015 à 17:29

    Planche pourrie.

  • M7361806 le lundi 26 oct 2015 à 15:39

    daube !

  • M7361806 le lundi 26 oct 2015 à 15:39

    faut éradiquer la gangrène syndicale

  • M7361806 le lundi 26 oct 2015 à 15:38

    bouilla- baisse

  • JODHY le lundi 26 oct 2015 à 14:10

    sont fous