RPT-France-Le vote obligatoire rencontre peu d'écho

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(Répétition mot superflu) PARIS, 12 mars (Reuters) - Plusieurs responsables politiques de droite comme de gauche ont rejeté jeudi la proposition écologiste de rendre obligatoire le vote en France, à dix jours d'élections départementales pour lesquelles on prédit un fort taux d'abstention. Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, s'est dit opposé à cette proposition, à titre personnel. "A dix jours du premier tour des élections départementales, (...) la première des choses eut été pour la gauche d'être en capacité de se rassembler", a-t-il dit sur BFM TV et RMC. "Parce que c'est une manière de rendre obligatoire, pour les électeurs, le vote, alors qu'on n'est pas capables, nous, et je pense en particulier aux Verts, de rendre obligatoire l'idée toute simple que quand il y a une menace, celle du Front national existe, on commence par se rassembler", a-t-il ajouté. Manuel Valls a réitéré dimanche sa "peur" que la France ne "se fracasse contre le Front national" aux élections départementales et estimé que Marine Le Pen pourrait l'emporter à la présidentielle de 2017. ID:nL5N0WA0B3 Plusieurs responsables UMP se sont également distanciés de la proposition écologiste visant à rendre obligatoire le vote. "Je pense que (l'abstention) est un thermomètre de la relation entre les citoyens et nos institutions", a déclaré le président UMP du Sénat Gérard Larcher sur RTL. "Naturellement il faut encourager le vote, mais casser le thermomètre, ça ne révélera pas une situation améliorée", a-t-il ajouté. Une position partagée par le député Bruno Le Maire, qui a aussi employé l'expression de "thermomètre". Dans Le Parisien, François de Rugy, co-président du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, détaille la proposition de loi que les députés Verts doivent déposer. "Les gens qui ne se rendraient pas aux urnes, sans motif valable, recevraient chez eux une amende de l'ordre de 35 euros", explique-t-il. "Il ne s'agit pas de créer une nouvelle taxe, mais juste de dissuader l'abstention (...) Comme les impôts, le vote, c'est la participation à la vie collective." Pour Barbara Pompili, co-présidente du groupe avec François de Rugy, "il s'agit d'essayer de faire en sorte que les élus aient enfin une base représentative." "On lance le débat, on verra ce que ça donnera. Mais c'est évident que ce n'est pas cette solution qui va tout résoudre, c'est une question d'ensemble. Il faut le soutien des socialistes", a-t-elle dit sur Radio Classique et LCI. Un tiers des Français (33%) n'ont pas entendu parler des élections départementales des 22 et 29 mars prochains où le Front national dispose d'un fort potentiel de vote, selon un récent sondage Odoxa pour iTELE. (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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  • benoitdh le jeudi 12 mar 2015 à 12:14

    Qu'on nous fiche la paix!

  • dotcom1 le jeudi 12 mar 2015 à 10:57

    La loi du 21 février 2014 reconnaît le vote blanc aux élections. Idéal pour la contestation.