RPT-France-La CGT et FO veulent maintenir la pression sur la loi Travail

le , mis à jour à 20:39
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 (Répétition avec correction mastic) 
    NANTES, 7 septembre (Reuters) - Les syndicats opposés à la 
loi Travail entendent "maintenir la pression" pour obtenir 
l'abrogation du texte de loi controversé, en dépit de sa 
promulgation cet été par le gouvernement après un examen sans 
vote au Parlement grâce à l'article 49.3. 
    Pour leur rentrée, la CGT, Force ouvrière, l'union syndicale 
Solidaires, la FSU et l'Unef ont organisé mercredi un premier 
meeting commun à Nantes, tandis qu'une nouvelle "journée de 
mobilisation" est prévue le 15 septembre à Paris. 
    La mobilisation contre la loi Travail avait été importante à 
Nantes au printemps dernier.    
    Cette ville avait été initialement choisie pour accueillir 
l'université d'été du PS, mais le parti y a finalement renoncé 
par crainte de débordements de la part d'opposants au projet 
d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) et à la 
loi Travail. 
    "On entend bien maintenir la pression, même si elle ne sera 
plus la même", a déclaré mercredi Jean-Claude Mailly, secrétaire 
général de Force ouvrière.  
    Le dirigeant a indiqué qu'il espérait obtenir "a minima 
l'abrogation des quatre ou cinq points les plus durs" de la loi, 
comme celui sur l'inversion de la hiérarchie des normes. 
    Quatre voies de recours juridiques sont actuellement 
étudiées, a-t-il précisé aux journalistes, que ce soit devant le 
Conseil constitutionnel, les instances européennes ou 
l'Organisation internationale du travail (OIT). 
    Un "accompagnement juridique" sera aussi proposé "jusqu'à la 
Cour de cassation" aux salariés qui rencontreraient des 
difficultés avec l'application de la loi. 
    Les ministres du gouvernement pourraient également être 
confrontés à des "comités d'accueil" syndicaux lors de leurs 
déplacements en province, a-t-il dit. 
    "Les manifestations, ça va être plus compliqué, mais ce 
n'est pas pour autant qu'il faut arrêter", estime Jean-Claude 
Mailly. "Une loi, ça peut bouger Mais c'est sûr que, si on ne 
fait rien, ça ne bougera pas".  
    La mobilisation intersyndicale a au moins le mérite de 
"remettre les questions sociales au coeur de l'actualité ", a 
dit pour sa part Philippe Martinez, secrétaire général de la 
CGT. "Car, le moins que l'on puisse dire, c'est que la 
pré-campagne électorale ne s'engage pas sur ce terrain". 
   La CFDT, favorable à la loi portée par Myriam El Khomri, a 
pour sa part demandé mercredi au gouvernement de "sortir très 
rapidement" les décrets d'application des textes de loi 
controversés.  
    Son secrétaire général Laurent Berger aurait reçu 
l'assurance que les premiers décrets seraient publiés "avant la 
fin octobre" et "la quasi-totalité avant la fin de l'année". 
 
 (Guillaume Frouin, édité par Gérard Bon) 
 
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