RPT-France-La Bretagne fait exception dans l'union des gauches

le , mis à jour à 16:23
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 (Précise la formulation § 1) 
    RENNES/NANTES, 8 décembre (Reuters) - Les listes de gauche 
sont parvenues à un accord d'union pour le second tour des 
élections régionales partout où c'était possible, sauf en 
Bretagne, où les listes emmenées par le ministre de la Défense 
Jean-Yves Le Drian et celles d'Europe Ecologie-Les Verts n'ont 
pas réussi à trouver un compromis. 
    "Après une journée de négociations essentiellement sur le 
nombre d'élus, force est de constater qu'à regret ces 
discussions n'ont pas permis d'aboutir", a indiqué mardi 
Jean-Yves Le Drian dans un communiqué. "Les exigences d'Europe 
Ecologie n'ont pas permis d'aboutir à une entente équilibrée au 
regard des scores obtenus au premier tour." 
    Le PS est arrivé en tête du premier tour des régionales avec 
34,9% des voix, EELV n'ayant obtenu que 6,7% des suffrages. 
    La secrétaire nationale d'EELV, Emmanuelle Cosse, a réagi 
sur Twitter en estimant que Jean-Yves Le Drian ne voulait pas 
d'accord et dénoncé "une attitude lamentable". 
    Le ministre de la Défense est quasiment assuré de l'emporter 
au deuxième tour en Bretagne après avoir largement devancé le 
candidat de la droite et du centre Marc Le Fur (23,46%) et le 
candidat du Front national Gilles Pennelle (18,2%). 
    Partout ailleurs, sauf là où le PS s'est désisté pour faire 
barrage au Front national et là où les petites listes 
n'atteignaient pas la barre des 5% exigés pour fusionner, les 
négociateurs sont parvenus à un compromis. 
    C'est aussi le cas dans les Pays de la Loire, où les 
candidats PS et EELV ont annoncé lundi soir avoir conclu un 
accord électoral en vue du deuxième tour qui entérine leur "fort 
désaccord" sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes 
(Loire-Atlantique) et prévoit la réalisation d'une "étude 
indépendante" sur l'optimisation de l'actuel aéroport de Nantes. 
    Cette condition avait été posée en préalable par Sophie 
Bringuy (EELV) à la fusion de sa liste avec celle de Christophe 
Clergeau (PS), vice-président sortant du conseil régional, qui 
avaient recueilli respectivement 25,75 % et 7,82 % des voix. 
    Le scrutin avait été dominé par Bruno Retailleau (Les 
Républicains), avec 33,49 % des suffrages, tandis que Pascal 
Gannat (FN) était arrivé troisième avec 21,35 % des voix. 
    "Aucune date de démarrage n'est publiquement avancée, ce qui 
rend incompréhensible l'accélération brutale (...) des 
procédures d'expulsion de familles et d'agriculteurs habitant 
légalement sur le site", est-il ainsi indiqué dans leur 
déclaration commune, alors que le concessionnaire du projet 
d'aéroport va réclamer jeudi au tribunal de grande instance de 
Nantes de prononcer l'expulsion de quatre exploitations 
agricoles et onze familles de Notre-Dame-des-Landes. 
    L'accord entre Christophe Clergeau et Sophie Bringuy prévoit 
le lancement d'une étude "dès le début du mandat" en cas de 
victoire dimanche soir, "avec l'objectif de la conclure avant 
fin septembre 2016".  
    "Cette étude sera conduite dans la transparence, et 
l'ensemble des données sera rendu public", précise le texte. 
 
 (Pierre-Henri Allain à Rennes et Guillaume Frouin à Nantes, 
édité par Yves Clarisse) 
 
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