RPT-France-Bernadette Chirac étrille Alain Juppé

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(Rpt mastic au 4e para) PARIS, 29 septembre (Reuters) - Bernadette Chirac, fervente partisane de Nicolas Sarkozy, doute des capacités d'Alain Juppé à concourir pour la primaire présidentielle à droite, en soulignant notamment que son caractère "très très froid" n'attire pas les gens. Le maire de Bordeaux, qui fut le Premier ministre de Jacques Chirac de 1995 à 1997, est le rival le plus sérieux de Nicolas Sarkozy pour l'investiture à l'élection présidentielle de 2017, selon plusieurs enquêtes d'opinion. "Juppé? Qu'est-ce que Juppé a à voir avec Sarkozy?", demande Bernadette Chirac à un journaliste d'Europe 1 qui l'interrogeait dimanche sur la recomposition à l'UMP, en marge des élections sénatoriales en Corrèze. L'épouse de Jacques Chirac est conseillère générale de Corrèze et adjointe au maire de Tulle. Alain Juppé "est très très froid, il n'attire pas les gens, les amis, les électeurs éventuels, il est très très froid", déclare-t-elle. Evoquant les grands meetings de campagne de Nicolas Sarkozy, qui brigue la présidence de l'UMP, Bernadette Chirac assène : "Juppé peut courir avant de faire des succès comme ça sur les planches". "Vous savez, quand on approche des élections de plus en plus importantes, il faut des qualités très exceptionnelles. Il y a très peu de gens -- je le sais, puisque mon mari a été deux fois président de la République -- qui peuvent faire ça", ajoute-t-elle. A la question de savoir si Alain Juppé ira jusqu'au bout de sa candidature, elle répond : "On verra bien, qui vivra verra". L'ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin, qui soutient lui aussi Nicolas Sarkozy pour l'élection à la présidence de l'UMP, a loué lundi, sans rapport avec les déclarations de Bernadette Chirac, les qualités d'Alain Juppé. "Alain Juppé est quelqu'un d'exemplaire à bien des égards, (...) j'ai beaucoup d'admiration pour lui et je trouve qu'il a payé pas forcément pour des fautes qu'il avait commises", a-t-il dit sur BFM TV et RMC info. Alain Juppé a été condamné en 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, à l'époque où Jacques Chirac en était le maire. (Sophie Louet avec Emmanuel Jarry)

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  • s.thual le lundi 29 sept 2014 à 14:07

    mme avec tout le respect que je vous dois ,comment voulez vous que nous accordions un quelconque credit aux hommes politiques ,depuis deux ans et plus ils s etrillent a droite ela rebelotte donnant confirmation que les places sont tellement bonnes ,que les electeurs ils s en fichent ,non sauf quand ils paient les depenses inconsiderees des politiques qui se gavent et donnent des lecons ! tous!

  • s.thual le lundi 29 sept 2014 à 14:03

    ah c est une brave femme !pardonnons lui