RPT-Démarrage laborieux pour les contrats de génération

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LES CONTRATS DE GÉNÉRATION DÉMARRENT LENTEMENT
LES CONTRATS DE GÉNÉRATION DÉMARRENT LENTEMENT

Répétition: coquille dans le premier paragraphe.

PARIS (Reuters) - Les contrats de génération, une des principales armes de lutte contre le chômage du gouvernement français avec les "emplois d'avenir", connaissent une mise en place laborieuse qui a déjà conduit à revoir à la baisse son objectif de 100.000 emplois par an, au moins pour la première année.

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a présidé mardi une "réunion de mobilisation" avec l'administration, les régions et les partenaires sociaux pour faire un premier bilan de ce dispositif qui doit permettre de faciliter l'embauche de jeunes en CDI tout en maintenant des seniors en emploi.

A ce jour, 12.800 entreprises de moins de 50 salariés, les seules à pouvoir bénéficier des primes de 4.000 euros par an sur une période de trois ans qui l'accompagnent sans obligation de négociation préalable, ont déposé des demandes d'aides auprès de l'administration.

Le taux d'acceptation de ces demandes, qui affluent au rythme de 700 par semaine depuis la rentrée, est de l'ordre de 85%, précise-t-on au ministère du Travail.

Dans les entreprises de plus de 300 salariés, pour lesquelles la mise en place du dispositif est obligatoire sous peine de pénalités et qui ne sont pas éligibles à des aides financières, environ 630 accords assortis d'objectifs d'embauches ont été signés et près de 360 plans d'actions présentés.

Elles avaient jusqu'au 30 octobre pour conclure la négociation de tels accords ou, à défaut, présenter des plans d'action, un délai qui a été prolongé "de quelques semaines" par le gouvernement.

S'agissant des seules entreprises du CAC 40, 37 accords ont été signés. Mais les négociations chez EDF, Michelin et Sanofi n'ont pas abouti et ont amené ces trois groupes à présenter des plans d'action.

DÉFICIT D'ACCORDS DE BRANCHE

Les entreprises de taille intermédiaire (50 à 300 salariés), au nombre de 25.000, restent à la traîne avec 650 demandes d'aides enregistrées découlant de 175 accords et quelque 230 plans d'actions déposés.

Le ministère du Travail attribue cette situation au faible nombre d'accords de branches, qui ouvrent aussi l'accès des entreprises aux contrats de génération.

Seuls sept ont été signés à ce jour, dont deux dans des branches importantes, la métallurgie et l'agroalimentaire. Des négociations sont en cours dans 17 autres, dont le BTP.

Lors de la présentation des contrats de génération, le gouvernement visait 100.000 emplois par an, soit 500.000 sur la durée du quinquennat.

Il est aujourd'hui plus flou sur cet objectif, qui a pourtant déjà été revu en baisse à 75.000 pour 2013, en invoquant la difficulté d'évaluer l'impact sur l'emploi des accords signés, notamment dans les grandes entreprises.

"Il y a des entreprises qui ont pris des engagements en termes d'embauche de jeunes de moins de 25 ans, il en y en a d'autres qui ont pris des objectifs en nombre de moins de 30 ans ou en termes de pourcentage de jeunes dans les embauches mais sans définir le flux d'embauches, la réalité est compliquée", dit-on au ministère.

"Nous nous focalisons sur le fait qu'il y a un potentiel de montée en charge", ajoute-t-on en jugeant "normale et conforme" l'évolution constatée dans les entreprises de moins de 50 salariés et "insuffisante" celles des entreprises de taille intermédiaire, au vu surtout du déficit des accords de branche.

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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  • M9095115 le mardi 22 oct 2013 à 12:50

    Malgré les primes et les obligations d'emplois le chomage continuera sur la courbe haussière