RPT-Banier "ulcéré" d'avoir été légataire universel de Bettencourt

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(Répétition article "de" manquant § 1) BORDEAUX, 3 février (Reuters) - François-Marie Banier, le photographe et confident de Liliane Bettencourt accusé, avec neuf autres prévenus, d'avoir abusé de l'état de faiblesse de l'héritière de L'Oréal, a dit mardi avoir été "ulcéré" quand elle a fait de lui son légataire universel. Le document daté du 11 décembre 2007, soit trois semaines après le décès d'André Bettencourt, le mari de la milliardaire, faisait de l'artiste le légataire universel de la femme la plus riche de France, un testament qui sera révoqué en 2010. François-Marie Banier s'est présenté comme l'obligé d'une femme qui savait ce qu'elle voulait, même s'il a reconnu que les chiffres cités peuvent donner "le vertige". Mme Bettencourt était une femme "extrêmement généreuse qui avait envie de partager ça avec moi", a-t-il dit. "Quand elle m'a dit qu'elle avait fait de moi son légataire universel, j'étais ulcéré", a-t-il ajouté, jugeant la démarche "ridicule, absurde et inutile". "Je ne voulais pas devenir le punching-ball de service", a-t-il poursuivi en faisant allusion aux relations tendues entre Liliane Bettencourt et sa fille Françoise Bettencourt-Meyers, partie civile au procès de Bordeaux. Le notaire qui a enregistré l'acte, Me Jean-Michel Normand, un des prévenus, a indiqué que "c'était un acte de violence pure vis-à-vis de la famille" de la part de l'héritière de l'Oréal. Huit jours plus tard, le 19 décembre 2007, Françoise Bettencourt-Meyers déposait plainte contre François-Marie Banier pour abus de faiblesse. Le testament sera révoqué en 2010. Le photographe a reçu de Liliane Bettencourt des dons et legs d'un montant total de 414 millions d'euros de septembre 2006 à septembre 2009, période pendant laquelle la milliardaire sera ensuite considérée comme en étant en état de faiblesse. Il avait aussi bénéficié de contrats d'assurance, dont deux qui ont été rachetés à son profit et qui lui ont rapporté respectivement 35 et 80 millions d'euros. Il a renoncé à deux autres contrats -- l'un d'un montant de 250 millions d'euros signé en 2003 pour lequel il n'est pas poursuivi, l'autre de 262 millions d'euros datant de 2006 qui est visé par l'accusation -- lors de la signature en décembre 2010 d'un protocole entre la mère et la fille Bettencourt dont le but était de renouer le dialogue. (Claude Canellas, édité par Yves Clarisse)

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