RPT-AVANT-PAPIER-Merkel risque de sortir affaiblie des régionales

le , mis à jour à 15:57
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 (RPT mot manquant: bien lire au § 7 "le plus HAUT niveau de 
popularité") 
    par Michael Nienaber et Paul Carrel 
    BERLIN, 10 mars (Reuters) - Isolée en Europe sur la question 
migratoire, Angela Merkel affronte un test de taille, dimanche, 
avec les élections régionales dans trois Länder où sa formation, 
l'Union chrétienne-démocrate (CDU), risque fort de souffrir. 
    La chancelière, connue pour sa prudence, a pris la décision 
à haut risque, l'été dernier, d'ouvrir les frontières allemandes 
aux réfugiés fuyant la guerre en Syrie, ce qui lui a valu d'être 
élue "personne de l'année" par le magazine Time, tout en 
suscitant inquiétude et mécontentement dans une partie de la 
population allemande, y compris dans son propre électorat 
conservateur, face à l'afflux d'un million de demandeurs 
d'asile. 
    "Merkel restera chancelière, mais peut-être avec un oeil au 
beurre noir", estime Matthias Kortmann, de l'université de 
Munich, à propos de la perspective d'un vote-sanction dimanche. 
    Les électeurs sont appelés aux urnes dans deux Länder de 
l'Ouest - Bade-Wurtemberg et Rhénanie-Palatinat - et dans un 
Land de la partie orientale - Saxe-Anhalt. 
    Ces trois régions ont une population totale de 17 millions 
d'habitants, soit un cinquième de la population allemande. 
    Angela Merkel doit faire compagne vendredi à Trêves, en 
Rhénanie-Palatinat, mais elle a du mal à faire profiter la CDU 
de sa propre popularité, encore forte même si elle a reculé l'an 
dernier. 
    Selon un sondage rendu public cette semaine, la chancelière 
obtiendrait 50% des voix si une élection de type présidentiel, à 
la française, avait lieu actuellement. Le chef de file du SPD, 
Sigmar Gabriel, son partenaire de coalition, ne recueillerait 
que 13%. Cela représente le plus haut niveau de popularité de la 
chancelière fédérale depuis le début de l'année. 
    Malgré cela, les sondages annoncent un recul de la CDU dans 
les trois Länder remis en jeu dimanche. 
    Si les chrétiens-démocrates, bien qu'affaiblis, sont encore 
donnés en tête en Saxe-Anhalt, leur sort est bien moins enviable 
dans les deux autres régions. 
     
    POUSSÉE DU PARTI AFD ATTENDUE EN SAXE-ANHALT 
    Dans le Bade-Wurtemberg, qui fut un bastion de la CDU 
pendant plus de 50 ans avant d'être gouverné depuis 2011 par une 
coalition dirigée par les Verts, Winfried Kretschmann, 
ministre-président écologiste de 67 ans, a de bonnes chances de 
devancer les chrétiens-démocrates. 
    A en croire un sondage de l'institut INSA publié en début de 
semaine, la CDU est passée de 30% à 28,5% des intentions de vote 
dans ce Land du sud-ouest de l'Allemagne, alors que dans le même 
temps, les Verts progressaient pour atteindre 33,5%. 
    La région de Rhénanie-Palatinat sera l'objet de tous les 
regards dimanche soir car la CDU et les sociaux-démocrates (SPD) 
y sont donnés au coude à coude avec 35% chacun, alors que 
jusqu'à présent, les chrétiens-démocrates disposaient d'une 
légère avance. 
    Julia Klöckner, 43 ans en qui certains voient un possible 
successeur d'Angela Merkel à la tête de la CDU, risque de perdre 
son pari de détrôner la ministre-présidente sortante, la 
social-démocrate Malu Dreyer. 
    "Le vainqueur en Rhénanie-Palatinat, que ce soit la CDU ou 
le SPD, apparaîtra sans doute comme le vainqueur global" de 
cette journée électorale, estime Matthias Kortmann. 
    De même, les observateurs regarderont de près les scores 
d'AfD (Alternative pour l'Allemagne). Créé à l'origine contre 
l'euro, en 2013, l'AfD, sous l'impulsion de ses nouveaux 
dirigeants élus à l'été 2015, a mis de côté les questions liées 
à la monnaie unique européenne et a adopté une ligne très ferme 
contre l'immigration, siphonnant une partie de l'électorat de la 
CDU.  ID:nL5N16E0H1  
    Parmi les trois Länder où l'on vote dimanche, c'est en 
Saxe-Anhalt qu'AfD est le mieux implanté, puisqu'il pourrait y 
recueillir 19% des suffrages et devancer le SPD. La CDU, elle, 
est créditée de 29% par le sondage INSA. 
    "En Allemagne, comme aux Etats-Unis, le système des partis 
traditionnels s'étiole au profit des extrêmes", estime Josef 
Joffe, directeur de l'hebdomadaire allemand Die Zeit. 
 
 (Eric Faye pour le service français) 
 
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  • mark92 le jeudi 10 mar 2016 à 16:36

    Super l' allemagne. Ils accueillent 1 millions de migrants. Déjà 150 000 dans la nature sans compter les viols à Cologne. Merci l'angela. Ils sont ou les 150 000migrants??