Royaume-uni : Theresa May, la « nouvelle Thatcher »

le , mis à jour à 10:08
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Royaume-uni : Theresa May, la « nouvelle Thatcher »
Royaume-uni : Theresa May, la « nouvelle Thatcher »

La dame de fer, le retour ? Theresa May, 59 ans, porte le même genre de brushing carré strict que Margaret Thatcher, l'ex-Premier ministre britannique. Mais la comparaison ne s'arrête pas là. Il y a aussi le caractère bien trempé de l'opiniâtre ministre de l'Intérieur.

Affirmant ne pas être « une femme politique qui fait le show », elle pourrait bien profiter du Brexit pour prendre la succession de David Cameron à la tête des conservateurs et du pays, après le forfait inattendu de Boris Johnson. « Je ne vais pas boire des verres dans les bars du Parlement, confie-t-elle. Et je ne porte pas mes sentiments en bandoulière. Je fais juste mon boulot. » Le ton est donné. Avec sa gestuelle raide, Theresa May s'est posée comme la candidate du rassemblement pour les Britanniques. Un projet traduit par son slogan de campagne : « Un pays qui fonctionne pour tout le monde. » Mais, surtout, un Etat fort face à l'Union européenne.

Eurosceptique notoire, elle a malgré tout apporté son soutien à Cameron durant la campagne du Brexit. Son manque de visibilité durant cette période lui a permis de ne pas s'aliéner les cadres de son parti. Une prudence disparue depuis l'annonce de sa candidature. « Le Brexit est le Brexit », dit-elle, en affirmant qu'il est hors de question que le Royaume-Uni revienne dans l'UE « par la porte de derrière ». Comble de l'agacement pour ses partenaires européens, elle veut imposer son propre calendrier, refusant de déclencher la procédure de divorce avant fin 2016.

Sa candidature a immédiatement reçu le soutien des médias anglophones, pro comme anti-UE. Le tabloïd « Daily Mail » titrait hier : « Il y a le feu à la maison, et seule Theresa peut l'éteindre. » Un soutien que la ministre a fièrement affiché sur son nouveau compte Twitter de campagne.

Cette opiniâtreté a été forgée par dix-sept années passées dans l'opposition. Fille de pasteur anglican, elle s'engage dans la ...

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  • phili646 il y a 5 mois

    On ne peut que constater l'amateurisme de nos hommes politiques à l'occasion de la rédaction du fameux article 50. Laisser au pays qui en exprime le souhait de décider de la date de son départ n'a rien d'extraordinaire. A condition que cela ne retrouve pas aux calendes grecques !!!!

  • phili646 il y a 5 mois

    Le général avait raison, on ne peut négocier avec les british qu'a leurs conditions et pas celles de leurs interlocuteurs. !!!! on voit encore le résultat aujourd'hui !!!!