Royaume-Uni : raz-de-marée écossais et effet domino

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Au centre, Nicola Sturgeon, leader du Scottish National Party, qui a emporté 56 sièges sur 59 aux législatives.
Au centre, Nicola Sturgeon, leader du Scottish National Party, qui a emporté 56 sièges sur 59 aux législatives.

L'ampleur de la victoire a dépassé leurs rêves les plus fous. Le Scottish National Party (SNP) a remporté jeudi 56 des 59 sièges réservés à l'Écosse à la Chambre des communes. Les trois partis "unionistes", conservateur, travailliste et libéral-démocrate, doivent se contenter des miettes : un élu chacun.

Cette rafle a eu pour premier effet d'accentuer la déroute du Labour. Depuis des décennies, l'Écosse était à la fois sa chasse gardée et une mine de personnalités de premier plan. Les 40 députés qu'il y a perdus jeudi ont tous été défaits par des hommes et des femmes d'un SNP qui, au-delà de sa revendication indépendantiste, a présenté un programme séduisant politiquement, faute d'être raisonnable sur le plan économique.

Référendum

Reste à rentabiliser ce quasi grand chelem du nationalisme écossais. Avant même le scrutin, Nicola Sturgeon, la grande prêtresse du SNP, avait exclu toute forme d'alliance avec le parti conservateur de David Cameron. C'est donc une opposante pugnace qui envoie ses troupes à Londres et qui va ressortir le projet ultime qu'elle avait habilement mis entre parenthèses, car hors sujet dans le cadre d'une élection législative : l'indépendance de l'Écosse.

Le SNP avait raté le coche le 18 septembre dernier lors du référendum que Cameron lui avait consenti. Mais, en ralliant 45 % des électeurs à sa cause, il avait prouvé que le rêve restait à portée de main. Il n'est évidemment...

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