Royaume-Uni : les prêts étudiants coûtent très cher à l'État

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Près de 380 milliards d'euros de dette publique d'ici à 2044 ! Le dernier rapport de la commission parlementaire sur l'économie, l'innovation et les compétences, publié lundi, est alarmiste. Près de la moitié des étudiants ne remboursent pas leurs prêts et l'État perd 45 centimes pour chaque livre sterling empruntée, selon ce rapport. Le coût devrait représenter un trou énorme dans le budget du pays : 330 milliards de livres sterling dans trente ans. L'explosion des frais d'inscription, qui peuvent s'élever depuis deux ans jusqu'à 9 000 livres (11 400 euros) par an, a entraîné une augmentation des prêts souscrits par les étudiants auprès de l'État. Or, les étudiants n'ont pas à rembourser leurs prêts tant qu'ils ne gagnent pas plus de 21 000 livres par an (26 500 euros) et les dettes s'annulent au bout de trente ans. Fraudes des diplômés De plus, les parlementaires dénoncent le manque de contrôle et le nombre important d'étudiants diplômés fraudeurs. Ils seraient, d'après la commission et l'office national des statistiques, près de 14 000 diplômés vivant à l'étranger à ne pas rembourser leurs dettes. Près de 368 000 étudiants ayant souscrit à un prêt échapperaient au ministère de l'Économie et ne fourniraient pas de renseignements concernant leur emploi et leurs revenus. Toni Pearce, présidente du syndicat national des étudiants, voit dans ce constat un échec à la fois pour les étudiants et pour le pays : "Forcer les...

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