Royaume-Uni : l'attentat de "Charlie Hebdo" s'invite dans le débat politique

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Nigel Farage, le leader de l'Ukip.
Nigel Farage, le leader de l'Ukip.

De la reine Elizabeth II au Premier ministre David Cameron, du maire de Londres Boris Johnson au leader travailliste Ed Miliband... : relayées par l'opinion, les classes dirigeantes du Royaume-Uni ont fait bloc derrière la France endeuillée par l'attentat terroriste contre la rédaction de Charlie Hebdo.

Mais au-delà de cette unanimité, tout comme en France, où l'unité nationale des premières heures laisse place à la polémique avec le Front national, le drame de Charlie Hebdo a exacerbé les tensions politiques à l'approche des élections générales du 7 mai. Nigel Farage, le leader du parti europhobe et anti-immigrants Ukip, a affirmé haut et fort que la tragédie de Charlie Hebdo pose des questions "sur la politique dégueulasse du multiculturalisme". Le leader populiste a estimé que cette action était celle d'"une cinquième colonne qui vit à Londres et à Paris. Ces gens qui vivent dans ces deux pays, ont des passeports de ces pays, nous haïssent."

Antidote

"Cette déclaration est irresponsable. Il faut éradiquer l'extrémisme où il existe", a répliqué la ministre de l'Intérieur, Theresa May, à propos de cette attaque directe contre la communauté musulmane britannique forte de 3 millions de personnes. Pour sa part, le vice-Premier ministre Nick Clegg, leader des libéraux démocrates (troisième force), a insisté sur le fait que "les musulmans britanniques qui respectent la loi sont le meilleur antidote à la...

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