Royaume-Uni et Europe : accords et désaccords

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Charles de Gaulle s'est opposé par deux fois à la participation du Royaume-Uni à la construction européenne.
Charles de Gaulle s'est opposé par deux fois à la participation du Royaume-Uni à la construction européenne.

La construction européenne et le Royaume-Uni ont toujours éprouvé des difficultés à se mettre à l'unisson. Le Brexit ajoute une nouvelle strate à ces épisodes répétés de défiance mutuelle. Dès 1963, Charles de Gaulle annonçait lors d'une conférence de presse le veto de la France à l'entrée du Royaume-Uni dans l'Europe. « La nature, la structure, la conjoncture du Royaume-Uni diffèrent profondément de celle des continentaux », affirmait-il à l'époque. Son discours pointait la défiance britannique envers le projet de construction européenne, illustrée par le refus des Britanniques de participer à la Communauté européenne du charbon et de l'acier (Ceca), puis au coup de couteau dans le dos que représentait la création de la zone de libre-échange concurrente (AELE), signée avec 6 pays (la Suède, la Norvège, le Danemark, la Suisse, l'Autriche et le Portugal).

Devant l'échec de l'AELE, le Royaume-Uni a candidaté deux fois, en 1961 puis en 1967, pour entrer dans la Communauté économique européenne (CEE), suscitant deux refus du président Charles de Gaulle. Seule la démission de De Gaulle en 1969 permet la réouverture des négociations, qui déboucheront en 1973 sur l'entrée des Britanniques dans la CEE en 1973, après un référendum français sur la question validant cette décision.

« I want my money back »

La partie n'était pas gagnée pour autant, puisqu'en 1975 un...

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