Royaume-Uni : Boris Johnson, ministre des bourdes étrangères

le , mis à jour à 07:19
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Royaume-Uni : Boris Johnson, ministre des bourdes étrangères
Royaume-Uni : Boris Johnson, ministre des bourdes étrangères

« Dear World... Sorry ( NDLR : « Cher monde... Désolé »). » C'est par ces quelques mots que le quotidien « Daily Mirror » a salué hier l'intronisation du nouveau chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson. On pensait le truculent ex-maire de Londres sur la touche après qu'il avait renoncé à concourir au poste de Premier ministre. Il avait, de fait, préféré s'offrir une partie de cricket... A la surprise générale, la nouvelle locataire du 10 Downing Street, Theresa May, l'a rappelé mercredi pour occuper une place de choix dans son équipe gouvernementale. L'éternel rival de David Cameron a l'avantage d'être bien connu des dirigeants du monde entier. Mais il doit davantage sa renommée à ses multiples gaffes qu'à la justesse de ses analyses internationales. Car ce conservateur de 52 ans, étranger à l'humour British, est abonné aux dérapages graveleux à en faire rougir la couronne !

 

En 2006, Bojo — son surnom — avait ainsi qualifié les habitants de la Papouasie-Nouvelle-Guinée de « cannibales », puis comparé l'année suivante Hillary Clinton à une « infirmière sadique d'un hôpital psychiatrique ». Le chef de file des pro-Brexit est allé jusqu'à s'épancher dans un poème, en mai, sur les amours du président turc avec... un bouc.

 

Si le porte-parole du département d'Etat américain, Mark Toner, jure être impatient de travailler avec le nouveau patron du Foreign Office, ses homologues européens sont moins amènes. « Je n'ai pas du tout d'inquiétude à l'égard de Boris Johnson, mais vous savez bien quel est son style, sa méthode. Dans la campagne, il a beaucoup menti aux Britanniques, et maintenant c'est lui qui est au pied du mur », a réagi Jean-Marc Ayrault. Le président du Parlement européen, Martin Schulz, redoute quant à lui un « cercle vicieux dangereux » pour l'Europe.

 

Fragilisé sur la scène internationale depuis le vote en faveur du Brexit, le Royaume-Uni ...

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