Royal s'en prend aux «licenciements boursiers»

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Devant les ex-salariés de LU, la présidente de Poitou-Charentes a proposé un «contrôle préalable» des licenciements.

Huit ans ont passé. D'une campagne présidentielle à une autre, l'usine de biscuits LU, à Ris-Orangis dans l'Essonne, s'est transformée en vastes friches. Un combat perdu pour la gauche. En 2002, Lionel Jospin n'avait pas su trouver les mots face aux salariés du groupe, menacés de licenciements : leur usine allait être délocalisée. Alors plutôt voter «pour les patrons» que pour le candidat socialiste si cela ne change rien, lui avaient lancé les salariés furieux. Pris au dépourvu, Jospin était resté sans réponse. Son désarroi avait fait mal à sa candidature et au PS. On connaît la fin.

Mais huit ans plus tard, la situation a changé. «Il faut respecter le travail», charge Ségolène Royal. Une décision de la cour d'appel de Paris vient de condamner la société LU à payer des dommages et intérêts à ses anciens salariés, considérant que leur licenciement était «dénué de toute cause réelle et sérieuse». Un arrêt qui fera jurisprudence selon eux. Can

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