Royal redit qu'il n'y aura pas d'expulsion forcée à Notre-Dame-des-Landes

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    PARIS, 3 février (Reuters) - Ségolène Royal a de nouveau 
affiché mercredi son indépendance sur le projet d'aéroport de 
Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) en réaffirmant qu'il 
n'y aurait pas d'évacuations par la force des occupants du site. 
    Mardi, la ministre de l'Ecologie a confirmé à l'Assemblée 
une remise à plat, "en accord avec Manuel Valls", du projet 
controversé afin que son inspection générale étudie des "projets 
alternatifs ou complémentaires" dans un délai de deux mois.     
  
    Le Premier ministre a pourtant réaffirmé la semaine dernière 
que la construction de l'aéroport était "nécessaire". 
    "Ces sujets-là doivent être traités dans une délibération 
collective", a plaidé Ségolène Royal mercredi sur France Inter. 
    "Ça suffit ces oppositions des uns des autres, des gens 
figés sur des attitudes qui ne mènent à rien, il y a des 
irrégularités, il y a une occupation illégale du domaine 
public", a-t-elle poursuivi tout en réaffirmant que la décision 
d'évacuation du site ne serait pas mise en oeuvre par la force. 
    "Il n'y aura pas d'évacuation par la force, c'est le bon 
sens", a-t-elle redit. 
    "Est-ce que vous pensez qu'on peut envoyer des CRS pour 
évacuer par la force? Je ne le pense pas et personne ne le 
croit", a-t-elle ajouté. 
    La justice a autorisé le 25 janvier l'expulsion d'opposants 
historiques au projet d'aéroport mais sans astreinte financière, 
ce qui pourrait prolonger pendant des mois l'occupation du site. 
  
 
 (Sophie Louet) 
 

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