Royal n'exclut pas de fermer un autre site que Fessenheim

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(Actualisé avec détails du rapport) PARIS, 30 septembre (Reuters) - La fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus ancienne du parc français, reste privilégiée pour la réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité en France, mais le gouvernement étudiera toute autre proposition d'EDF, a déclaré mardi Ségolène Royal. La ministre de l'Ecologie s'apprête à défendre devant les députés le projet de loi pour la transition énergétique, qui prévoit un plafonnement de la capacité nucléaire de la France à 63,2 gigawatts. L'ouverture de la centrale de Flamanville, prévue en 2016, devrait s'accompagner de la fermeture d'un autre site. La centrale de Fessenheim paraît promise à la fermeture, mais le texte présenté aux députés prévoit qu'EDF décide, en partenariat avec l'Autorité de sûreté nucléaire, de l'adaptation de son parc aux objectifs fixés par l'Etat. "Sur Fessenheim, il y a eu des investissements, 500 millions d'euros", a rappelé Ségolène Royal sur France Inter. "Et donc je regarderai avec beaucoup de pragmatisme (...) quelles sont les propositions de l'entreprise par rapport au choix le plus judicieux, c'est-à-dire quels sont les deux réacteurs qui coûtent le plus cher en terme d'investissement pour être remis aux normes, et une décision sera prise." "Si EDF a une proposition plus judicieuse que fermer Fessenheim, je regarderai cette proposition", a-t-elle ajouté. "Evidemment, ma préférence va vers la fermeture de réacteurs sur un site où il y a plus de deux réacteurs, parce que ça évite la fermeture complète d'un site industriel", a précisé la ministre. "REPORTER LA FERMETURE" La ministre a jugé "farfelu" le chiffre de cinq milliards avancé par les députés Hervé Mariton (UMP) et Marc Goua (PS), qui présentent mardi un rapport sur le coût potentiel de la fermeture du site. "Rien ne me fera céder à ce type de chantage avec des calculs farfelus qui sont lancés dans la nature", a prévenu Ségolène Royal. Selon le projet de rapport que Reuters s'est procuré, la rentabilité moyenne de la centrale de Fessenheim s'établit à 200 millions d'euros par an environ, soit 4,7 milliards d'euros sur la période 2017-2040. Tenant compte d'une probabilité de 85% d'obtenir l'autorisation d'exploiter la centrale, le texte conclut que l'indemnité due par l'Etat s'élèverait à 4 milliards d'euros. A ce chiffre s'ajouterait 1 milliard d'euros de coût social, ce qui porterait à 5 milliards d'euros la facture totale. "Ce montant inclut non seulement l'indemnisation de l'exploitant, mais aussi les impacts sur le territoire, sur l'emploi, sur les finances des collectivités locales concernées, sur le réseau électrique, sur la balance commerciale, et sur l'image de l'industrie nucléaire", indique le rapport. Environ 2.000 emplois seraient par ailleurs concernés, estiment-ils, confirmant une récente étude de l'Insee Alsace. (voir ID:nL6N0PB4SB ) "À l'heure où la contrainte budgétaire est forte, les rapporteurs spéciaux estiment qu'il serait sans doute préférable de reporter une telle décision, afin de permettre à un outil rentable économiquement et techniquement sûr de terminer son cycle de vie", peut-on lire. La fermeture de Fessenheim, située en zone sismique et inondable, est une promesse de campagne de François Hollande qui avait recueilli le soutien des écologistes. Contacté par Reuters, l'Elysée n'a pas souhaité faire de commentaire. (Gregory Blachier et Marion Douet, avec Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet)


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  • M7361806 le mardi 30 sept 2014 à 14:27

    ELLE A RAISON ce serait avec certitude une bonne raison contre la réchauffitude

  • charleco le mardi 30 sept 2014 à 13:33

    Elle a raison, des travaux ont été réalisés pour mise aux normes.