Royal, la dame des piques

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Avec Harlem Désir à La Rochelle, le 22 août 2013. La présidente de Poitou-Charentes assure s'être reconstruite : Je ne suis pas en attente, pas en demande, pas en frustration.
Avec Harlem Désir à La Rochelle, le 22 août 2013. La présidente de Poitou-Charentes assure s'être reconstruite : Je ne suis pas en attente, pas en demande, pas en frustration.

Du miel et du fiel. Ségolène Royal alterne le doux et l'aigre. La silhouette est affinée dans une jolie robe noire, veste rouge vermeil, perchée sur des talons argentés. "Je suis à l'aise, sereine, tranquille. Je ne veux faire que des choses agréables", développe celle qui, en ce 31 août, semble revenir d'une retraite dans un ashram. À Angoulême, entourée de 25 des 38 élus de sa majorité régionale, l'ancienne candidate à la présidentielle répète souvent qu'elle ne veut pas "remugler le passé". Mais c'est pour marteler aussitôt : "Je n'aurais pas dû me laisser voler le congrès de Reims. J'aurais dû imposer un rapport de force."Il faut l'entendre évoquer la tribune de sa meilleure ennemie Martine Aubry publiée dans Le Monde du 26 août. La maire de Lille y écrit qu'elle veut "rendre l'avenir désirable". "C'est à mourir de rire, c'est énorme ! Elle qui s'est tant moquée de Désirs d'avenir. Elle ne se rend même pas compte qu'elle pille. C'est un pompage d'idées inconscient", s'esclaffe Ségolène Royal, qui va relancer en octobre les universités populaires de son mouvement. Sur sa législative perdue, ses propos se teintent d'un début de mea culpa. C'est nouveau. "À La Rochelle, j'ai sans doute fait une faute. Je n'aurais pas dû changer de circonscription", lâche-t-elle. Ce qui est nouveau aussi, c'est que Ségolène Royal accepte une forme de retrait : "Je ne suis pas en attente, pas en demande, pas en frustration." Il est loin le...

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