Royal de retour sur la scène médiatique, demande au gouvernement daller plus vite

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Omniprésente dans les médias pour commenter son dernier livre "Cette belle idée du courage", Ségolène Royal orchestre son retour sur le devant de la scène politique, jugeant que le gouvernement aurait dû "aller plus vite" la première année et appelant à "accélérer" les réformes.

Un passage au 20 heures de TF1 dimanche, à la matinale de France Inter lundi, un entretien au Monde daté de mardi, des interviews en prévision..., la présidente PS de Poitou-Charentes multiplie les interventions.

"Je suis dans un diagnostic qui est clair: si je dis que tout va bien, ça ne serait pas crédible. 73% des Français estiment que les choses ne changent pas", affirme-t-elle à l'AFP, se défendant de faire un bilan "sévère" de l'an I du gouvernement, préférant le terme d'"état des lieux".

Il n'empêche. Les cent premiers jours du quinquennat, "il aurait fallu aller beaucoup plus vite : le mariage pour tous aurait dû être fait l'été dernier, de même que la réforme de la décentralisation. Il fallait réformer par ordonnances dès le début", affirme-t-elle au Monde.

Sur l'emploi, priorité des priorités, elle assène: "Il y a l'idée que les réformes faites dans (ce) domaine (...) ne sont pas à la hauteur des enjeux."

Car selon celle qui est devenue vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI), "les emplois d'avenir et les contrats de génération, c'est très bien, mais tout le monde sait que cela ne suffit pas. Il faut impérativement une bataille globale sur l'emploi".

Pour expliquer la perte de confiance subie par l'exécutif, Mme Royal invoque "le sentiment que du temps a été perdu".

Le non-cumul des mandats, "il faut avoir le courage de le faire maintenant", déclare-t-elle.

"Je dis que beaucoup de choses ont été faites, qu'il faut les consolider, qu'il faut les accélérer", affirme-t-elle à l'AFP.

Dans deux autres domaines encore Mme Royal se montre peu amène avec l'exécutif conduit par son ancien compagnon François Hollande: "Depuis un an, le rapport au pouvoir n'a guère changé", et, en matière de "mutation écologique", "c'est l'inertie depuis un an alors que les collectivités locales agissent beaucoup".

Autre pique lancée au gouvernement de Jean-Marc Ayrault: "les zizanies entre ministres", dit-elle sur France-Inter. "Il faut que le gouvernement trouve vraiment un esprit d'équipe."

Et de proposer de revoir toute l'architecture du ministère de l'Economie: "Ce n'est un mystère pour personne qu'il y a des domaines où une restructuration est nécessaire, comme par exemple la vaste galaxie de Bercy."

Qu'en est-il de son propre avenir politique, alors que François Hollande a récemment évoqué l'hypothèse d'un remaniement gouvernemental ' Mme Royal assure que l'hypothèse de son entrée au gouvernement n'est "pas d'actualité". "Pour l'instant je suis dans l'instant présent", déclare-t-elle à l'AFP, confirmant qu'elle sera candidate à sa succession à la tête du conseil régional de Poitou Charentes en 2015. "Cela me va très bien."

Dans son dernier opus "Cette belle idée du courage" qui sort mercredi (Grasset) - un hommage à une vingtaine de personnalités comme Nelson Mandela, Lula, Jean Jaurès ou encore Soeur Emmanuelle - elle n'en dit guère plus mais confie en filigrane qu'elle a puisé "courage" et "énergie" auprès de ces "passeurs de courage" pour continuer à avancer.

Celle qui a subi les sérieux revers d'un maigre résultat à la primaire socialiste de 2011 et d'un échec cuisant aux législatives de 2012 à La Rochelle intitule d'ailleurs l'introduction de ce livre qu'elle a commencé à écrire "cet été" par ces mots: "panser ses plaies et repartir".

"L'effet décapant d'une défaite peut (...) permettre d'inscrire le moment douloureux dans une perspective plus large, en cherchant à faire primer le destin collectif sur la mésaventure personnelle", écrit-elle.

On se souvient qu'au soir de la défaite du 6 mai 2007, devant des supporters sonnés, elle avait lancé: "Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas!" "Femme debout" était le titre d'un autre ouvrage, en 2009.

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  • cavalair le lundi 13 mai 2013 à 21:24

    Elle n'est pmeme pas capable de se faire elire Depute alors qu'elle la ferme surtout qu'elle ne sait meme pas parler francais correctement

  • jbellet le lundi 13 mai 2013 à 21:20

    mais pourquoi les médias donnent ils la parole a cette femme qui est en mal de reconnaissance et qui dit n'importe quoi la seule chose qui l’intéresse c'est que l'on parle d'elle