Roy sans couronne

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Roy sans couronne
Roy sans couronne

Encore une fois, elle concentrait toutes les attentes. Mais encore une fois, elle n'a fait que décevoir. L'Angleterre est comme ça : elle promet sans jamais respecter ses engagements moraux. Lundi soir, les hommes de Roy Hodgson ont pris la porte face à l'Islande (1-2) et le sélectionneur national a décidé de quitter ses fonctions. Au bout de la honte.


Comme un refrain lancinant. C'est une musique connue, un air déjà trop entendu. Il faut se repasser les images, le voir se gratter la tête, se frotter frénétiquement les yeux et prendre conscience de l'impensable. Roy Hodgson avait débuté son championnat d'Europe dans les excuses - "rien n'a fonctionné". Il vient de le terminer dans le silence le plus total. Le seul bruit qui grimpe est celui de la honte. Légende au Royaume, Gary Lineker évoque déjà la défaite de l'Angleterre en huitième de finale de l'Euro contre l'Islande (1-2) comme "la pire de l'histoire du football anglais". Non, il n'a pas tort et encore plus après les quatre-vingt-dix minutes de spectacle vomitif proposé lundi soir par les hommes de Roy Hodgson. Reste la conclusion : cette fois, c'est terminé. Derrière ses 68 ans et après quatre ans au poste de sélectionneur, Hogdson n'est plus et a lâché ses fonctions dans la foulée de l'élimination anglaise. "Je suis fier du travail accompli par l'ensemble du staff pendant ces quatre années. On a réussi à faire la transition entre une génération de trentenaires et une jeunesse prometteuse. J'aurai aimé rester deux ans de plus. Mais je suis pragmatique et je connais le poids des résultats." Car malgré le travail mené depuis mai 2012, Hodgson vient d'accrocher un revers terrible à ses chevilles vieillies et marquées par le poids d'une mission impossible.

La page blanche


Cette fois encore, il y avait des promesses. L'Angleterre débarquait en France en confiance, invaincue durant sa campagne de qualifications et restait sur plusieurs succès porteurs contre l'Allemagne (3-2), la France (2-0) ou encore le Portugal (1-0). Il y avait les résultats et aussi le papier où venait s'écrire les 49 buts inscrits cette saison en Premier League par la paire Vardy-Kane, des gosses (Alli, Dier, Rashford) qui promettaient et un Rooney capitaine qui parlait lui-même du "meilleur groupe" fréquenté depuis son arrivée en sélection il y a douze ans. Il fallait y croire, tout le monde voulait y croire. Hodgson évoquait même par moments la date du 10 juillet prochain. Puis, l'histoire et sa vérité : l'Angleterre n'est pas une grande nation de…



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