Roy Keane, la courtoisie à l'état brut

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Roy Keane, la courtoisie à l'état brut
Roy Keane, la courtoisie à l'état brut

La journée internationale de la courtoise au volant, Roy Keane doit sûrement la passer à préparer sa ligne de défense. Le 31 mars prochain, l'Irlandais passera devant un tribunal pour répondre des accusations d'agression sur un chauffeur de taxi, en février dernier.

S'il était un joueur respecté à Old Trafford, Roy Keane fait de moins en moins la une de la rubrique sport des médias outre-Manche, mais figure de plus en plus dans les colonnes people des tabloïds. La faute à un penchant non dissimulé pour les excès de rage liés à une sclérocardie qu'on devine aisément sous son épaisse barbe. Le 3 février dernier, Roy le bourru s'en est pris à un chauffeur de taxi. Pour ce nouveau dérapage, il devra se présenter, le 31 mars prochain, devant les magistrats de Manchester. Pour qu'ils puissent élucider le début d'un mystère : pourquoi diable a-t-il une nouvelle fois pété les plombs ? Une chose est certaine, l'actuel entraîneur adjoint de l'équipe nationale de la République d'Irlande sera reconnu coupable de ne pas avoir respecté les trois règles d'or de la courtoisie au volant.
La courtoisie dans le langage corporel
Le site de l'association française de prévention des comportements sur la route (AFPC) est formel : la courtoisie au volant passe avant tout par un langage corporel adapté. Pour adhérer au mouvement, la règle est simple. "Je réponds au dialogue avec les conducteurs sur la chaussée par le geste, le regard et le sourire." Et déjà à cette étape, l'ancien joueur de Manchester United a tout faux. Car d'après Fateh Kerar, le conducteur de taxi de 44 ans, l'altercation a débuté à cause d'un sourire. Tout content de croiser une star du football avec sa passagère, Hothan Isman, monsieur Kerar aurait fait preuve d'un peu trop de courtoisie à l'égard du Leprechaun géant. Aperçu sur Cecil Road en train de retirer de l'argent, Keane n'est pas passé inaperçu. "On était en train de se dire avec mon passager "Hé, regarde, c'est Roy Keane!" Mais lui ne faisait que nous fixer d'un air vraiment agressif. Alors j'ai décidé de lui dire bonjour et de lui demander de nous sourire." Peut-on vraiment blâmer ce taxi pour cette aimable requête ? Après tout, un sourire est souvent l'essentiel. On est payé par un sourire. On est récompensé par un sourire, disait Antoine de Saint-Exupéry. Oui, mais non. Ce soir-là, devant le Unicorn Pub, dans le petit quartier du Metropolitan Borough of Trafford, Roy n'était clairement pas keen. Sans doute voulait-il simplement rentrer chez lui.
La courtoisie dans le respect de la distance
Pas franchement chaud des zygomatiques, l'ancien...




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