Route du rhum : l'épopée Spindrift

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Yann Guichard sur le Spindrift, ici en 2013.
Yann Guichard sur le Spindrift, ici en 2013.

En 1978, lors de la première Route du rhum, Mike Birch sur un bateau jaune de 12 m, qui avait des allures de libellule, en battant le monocoque de Michel Malinovsky de 90 secondes et quelques vagues, avait mis plus de 23 jours à franchir 6 500 km d'océan. En 2014, sauf imprévu météo, le premier de la dixième édition de la Route du rhum mettra trois fois moins de temps à atteindre la Guadeloupe. C'est l'aboutissement des progrès technologiques stupéfiants faits par ce sport dont le moteur est la seule force du vent : progrès dans la pureté des lignes et la sophistication des matériaux de la coque, dans la texture des voiles de plus en plus légères et résistantes, dans l'allègement des flotteurs qui s'affranchissent du principe d'Archimède, dans la précision des pilotes automatiques qui relaient le travail des skippers, etc. Mais cette optimisation des performances s'est accompagnée d'une autre tendance : une course au gigantisme, synonyme théorique de vitesse toujours plus grande. Une fuite en avant qui implique des efforts à la limite de la résistance physique dans une épreuve, comme la Route du rhum, où une personne seule doit être capable de maîtriser des machines d'autant plus indociles qu'elles sont plus grandes et naviguent sur des mers le plus souvent hostiles à cette saison de l'année. "Je peux le barrer au feeling" Le champion de cette démesure est cette année un marin de 40 ans, Yann Guichard, dont le trimaran Spindrift2...

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