Rousseff veut accélérer la procédure de destitution la visant

le , mis à jour à 00:39
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 (Report de la désignation des membres de la commission §7-8, 
inculpation d'un sénateur et d'un DG de banque d'investissement 
§13) 
    BRASILIA, 7 décembre (Reuters) - La présidente brésilienne 
Dilma Rousseff a demandé lundi au Congrès d'annuler les vacances 
parlementaires prévues en janvier pour se pencher rapidement sur 
la procédure de destitution engagée à son encontre. 
    D'après ses conseillers, elle disposerait actuellement d'un 
soutien suffisant au Parlement pour bloquer la procédure 
d'"impeachment" mais la dynamique pourrait modifier le rapport 
de force. 
    Un vote rapide pourrait donc favoriser ses desseins. A 
l'inverse, le temps jouerait contre elle: la dégradation de 
l'économie brésilienne devrait s'accentuer en début d'année 
prochaine, avec de nouvelles hausses du chômage et de 
l'inflation qui la mettront sous pression et pourraient inciter 
davantage de députés à voter son départ anticipé de la 
présidence. 
    "Dans la situation de crise politique et économique que vit 
notre pays, je pense qu'il est important de rappeler le Congrès. 
Il ne serait pas correct de faire attendre notre pays jusqu'au 2 
février", a-t-elle déclaré à la presse à Brasilia. 
    La procédure de destitution a été lancée officiellement la 
semaine dernière par le président de la chambre basse du 
Congrès, Eduardo Cunha. 
    L'opposition reproche à Dilma d'avoir fraudé le fisc et 
d'avoir manipulé les comptes publics pour assurer sa réélection 
en octobre 2014. ( ID:nL8N13S008 ) 
    La Chambre des députés devait désigner ce lundi les 65 
membres d'une commission spéciale qui devra décider si la 
présidente a commis une faute passible d'une destitution mais la 
désignation a été reportée à mardi en raison de divisions au 
sein du Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), 
formation centriste associée au Parti des travailleurs (PT, au 
pouvoir).  
    Les membres du PT à la chambre ont dénoncé une manoeuvre 
tactique des opposants pour retarder une procédure de 
destitution "déjà contaminée".  
    Le cas échéant, il faudra ensuite que la demande soit 
approuvée à la majorité des deux tiers de l'assemblée. Rousseff 
serait alors suspendue pour 180 jours, le temps que le Sénat 
étudie à son tour la procédure. 
    L'exécutif serait alors dirigé par le vice-président, Michel 
Temer, dont le silence depuis la mise en oeuvre de la procédure 
est interprété par certains observateurs comme le signe qu'il 
pourrait lâcher Dilma Rousseff. 
    "Il a toujours été extrêmement loyal avec moi. Je n'ai 
aucune raison de me méfier d'un iota de lui", a répliqué cette 
dernière. 
    Michel Temer comme Eduardo Cunha, le président de la Chambre 
des députés, appartiennent au PMDB. 
    Dans le cadre du scandale Petrobras  PETR4.SA  qui ébranle 
une grande partie de la classe politique, le sénateur Delcídio 
do Amaral, chef de file du groupe gouvernemental à la chambre 
haute, et le directeur général de la banque d'investissement BTG 
Pactual  BBTG11.SA  André Esteves ont été inculpés lundi 
d'obstruction à l'enquête portant sur des soupçons de corruption 
au sein du groupe pétrolier. Ils avaient été arrêtés le 25 
novembre.  
 
 (Anthony Boadle; Pierre Sérisier et Henri-Pierre André pour le 
service français, édité par Jean-Stéphane Brosse) 
 

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  • M3182284 le lundi 7 déc 2015 à 20:06

    Voilà ce que c'est d'élire une ancienne terroriste pro soviétique...N'est pas Lula qui veut.

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