Rothschild & Cie Gestion se fixe des objectifs ambitieux

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(NEWSManagers.com) - A l'occasion d'une rencontre avec Newsmanagers, Jean-Louis Laurens, associé-gérant, et Arnaud Perrier, directeur du développement de Rothschild & Cie Gestion, sont revenus sur les projets que la société de gestion entend mener à un horizon relativement proche.
A l'international tout d'abord, la maison qui est déjà présente aux Benelux et, depuis cette année, en Suisse et en Espagne, porte ses prochains développements plus particulièrement sur les marchés allemand et autrichien. L'Italie viendra ensuite. " Après l' ouverture cette année de notre succursale en Suisse" , explique Arnaud Perrier, " nous recherchons actuellement une personne assurant une fonction commerciale pour couvrir les marchés allemand et autrichien. Elle rapportera directement à Konstantin Nikiteas qui a rejoint l'établissement en mars 2010 et assure la fonction de directeur Europe du Nord. Et ce n'est pas tout puisque nous allons aussi renforcer l' équipe aux Benelux afin de couvrir le marché hollandais" .
Les fonds qui seront appelés à traverser les frontières et commercialisés sur ces marchés ? ainsi qu'en Suisse et en Europe du sud ? resteront des fonds de droit français, " car les raisons de disposer d'une sicav de droit luxembourgeois ne sont plus justifiées compte tenu de la présence de prestataires de services financiers comme Caceis," explique Jean-Louis Laurens. En outre, la direction de Rothschild & Cie Gestion veut clairement s'appuyer sur ses points forts. Autrement dit, sa gestion de conviction européenne sous la responsabilité des gérants Didier Bouvignies et Philippe Chaumel, tant sur les grandes, que les petites ou les moyennes capitalisations. De son côté, le pôle obligataire, géré par Sébastien Barbe, sera également " exportable" via ses fonds obligataires de la zone euro et les obligations convertibles. Enfin, le fonds flexible R Valor, qui constitue le poids lourd de la gamme avec un encours, au début décembre 2010, de près de 867 millions d'euros sera également voué à voyager. A noter également que si Jean-Louis Laurens n'exclut pas encore quelques fusions de fonds dans la gamme à des fins de rationalisation ? dont certaines sont actuellement en cours ?, le dirigeant mène surtout ces derniers temps une réflexion avec ses équipes sur la logique de marque de la gamme. Composée à la fois de fonds avec le préfixe R, ou Elan, il est nécessaire désormais d'harmoniser...
Autre objectif important : Rothschild & Cie Gestion entend combler son absence sur les émergents. " Nous disposons néanmoins d'un fonds de fonds sur ces marchés" , tempère Jean-Louis Laurens, " mais il faut admettre que ce n'est pas la gestion de la maison qui s'exprime." Dans ce cadre la société, consciente du retard pris, tente d'apporter une réponse originale. L'idée est de nouer des partenariats avec des sociétés de gestion " locales" dans certains pays émergents afin de profiter à la fois de la capacité d'épargne élevée des ménages dans plusieurs pays, et des succès d'entreprises exportatrices. Concrètement, les gérants locaux identifieraient des opportunités via un choix de valeurs et Paris se chargerait de réaliser l'allocation d'actifs et géographique. Le projet est bien avancé dans la mesure où des discussions ont d'ores et déjà lieu avec certains pays " émergents" .

Pour compléter l'offre de fonds, Jean-Louis Laurens et Arnaud Perrier ne comptent pas profiter du vaste mouvement de consolidation dans l'univers de la gestion d'actifs pour prendre le contrôle d'une société de gestion. En revanche, il n'est pas interdit que la maison s'attache les services d'une équipe si le projet le justifie. Par ailleurs, la société s'intéresse à la multigestion alternative. Mais, pas forcement en France, ni sur le vieux Continent mais probablement sur le marché américain.
Enfin, Jean-Louis Laurens est revenu sur la récente vente de la plateforme Sélection R et a justifié cette cession par un " recentrage" naturel de la société de gestion sur ses métiers de conseils et de gestion. " L'animation de la plateforme est consommatrice de capitaux et lourde administrativement à gérer" , précise-t-il. " En outre, en reposant sur une architecture totalement ouverte, la plateforme n'était pas un moyen performant de vendre des OPCVM maison." La situation devrait donc évoluer plus favorablement à l'avenir. La société de gestion disposera alors d'un nouveau " pipeline" qui doit, entre autres, lui permettre de porter ses encours de 22 milliards d'euros aujourd'hui, à 30 milliards fin 2014 selon l'objectif fixé par les dirigeants de la société.

info NEWSManagers

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