Rothschild & Cie Gestion reste calée sur une stratégie " contrarian"

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(NEWSManagers.com) -
" Pour battre les indices de marché, il faut s'en écarter" , résume Didier Bouvignies, associé-gérant, responsable de la gestion chez Rothschild & Cie Gestion, en présentant la stratégie active et contrarian de sa maison, qui est " assez exposée aux actifs à risque" , dans un contexte où elle ne croit pas à la perspective d'une récession à double détente (double dip).
En réalité, poursuit-il, " l'immobilier primaire ne représente pas une menace sérieuse, ne serait-ce que parce qu'il ne pèse pas plus que 2 1/2 % du PIB. D'autre part, dans la configuration actuelle, il n'y a pas à crainde de remontée brutale et forte des taux d'intérêt. Enfin, les entreprises sont désormais en excellente santé, ce qui doit leur permettre en principe de passer à l'investissement et aux recrutements" . Et d'ajouter " ce n'est pas parce que nous sommes un petit peu moins optimistes qu'il y a quelques mois que nous avons basculé dans le pessimisme" .
Cette ligne de conduite se concrétise par un sentiment plus positif que le consensus sur l'Europe, dont les marchés d'actions sont jugés excessivement malmenés actuellement. " La décote sur l'Europe est excessive" avec un multiple moyen inférieur de 20 % à celui qui prévaut pour les actions américaines, " car les valeurs européennes sont sanctionnées sur des considérations liées à la dette souveraine, ce qui au passage explique la divergence des performances entre par exemple l'Allemagne et l'Italie" , insiste Didier Bouvignies.
Sur le plan sectoriel, Rothschild & Cie Gestion, adepte de la gestion GARP (growth at reasonable price), se demande si les belles valeurs très exposées à l'international, après une forte reprise, n'auraient pas atteint un niveau si élevé qu'il leur serait difficile de supporter des nouvelles décevantes ou considérées comme telles par les analystes. En tous cas, " si les primes de risque se résorbent, ce n'est pas sur ces titres qu'on gagnera le plus" , résume le CIO, pour lequel en revanche les bancaires sont victimes de craintes excessives au sujet de leur capital et de l'évolution de leurs affaires, alors que ces problèmes perdent en acuité.
Concernant les obligations d'Etat en Europe, Didier Bouvignies souligne que " les mieux notées ont peu d'attrait et que les rémunérations sont au plus bas depuis un siècle, du moins pour les allemandes, les françaises et les néerlandaises" . Pour les " périphériques, il y a eu des excès sur les probabilités de défaut, et nous ne croyons pas par exemple à un tel scénario pour l'Italie" .
Pour ce qui touche aux obligations d'entreprise, Didier Bouvignies note que " le portage est actuellement intéressant - mais pas dans des proportions excessives- qui produit entre 140 et 150 points de base. Ce qui est simplement assez attrayant" .

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