Rothschild & Cie Gestion compte sur son pôle Rothschild HDF IS pour réussir 2013

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(NEWSManagers.com) - En 2012, Rothschild & Cie Gestion a vu ses actifs sous gestion s'accroitre à Paris de deux milliards, pour atteindre 22 milliards d'euros. Pour sa part, la collecte nette a été légèrement négative ? de l'ordre de 54 millions d'euros ? un phénomène essentiellement dû à la multigestion alternative, en lien avec la prise de contrôle de HDF Finance en cours d'année. Cette opération a néanmoins permis à la société de gestion de bénéficier d'un effet périmètre de 800 millions d'euros et de donner naissance, au sein de l'établissement, au pôle Rothschild HDF Investment Solutions intégrant la multigestion alternative et traditionnelle.

Interrogé par Newsmanagers, Jean-Louis Laurens, associé gérant de la société de gestion qu'il présente comme une " boutique d'alpha" , a estimé l'exercice 2012 satisfaisant, justifié, notamment, par les performances de trois des fonds phare de l'établissement dans trois catégories différentes ? actions, diversifiés et crédit ? toutes supérieures à 20 %.

Par ailleurs, Jean-Louis Laurens a rappelé que Rothschild & Cie Gestion a remporté plusieurs appels d'offres significatifs au cours de l'année, notamment en gestion obligataire crédit. Enfin, en matière de clientèle, Rothschild & Cie Gestion a vu la part des investisseurs institutionnels se renforcer. Elle représente environ 60 % à Paris. L'entité de gestion d'actifs du Groupe à New York, également placée sous la responsabilité de Jean-Louis Laurens, est-elle entièrement dédiée à la clientèle institutionnelle.

En 2013, Rothschild & Cie Gestion compte poursuivre son développement commercial en France mais également dans d'autres pays en Europe, aux Etats-Unis ou encore au Moyen-Orient, qui intéresse particulièrement la société de gestion, " notamment pour y mettre en évidence son savoir faire en multigestion classique et alternative" , a-t-il indiqué.
Rothschild & Cie Gestion continuera également cette année à tisser sa toile sur le vieux Continent. En Italie précisément où la société de gestion va ouvrir un bureau à Milan et où elle vient de recruter son responsable. En France, la maison ne compte pas procéder à un renforcement de ses équipes de gestion compte tenu de l'apport d' HDF Finance l'année dernière. Cela dit, Jean-Louis Laurens n'a pas exclu un ou deux recrutements liés à des lancements de produits " réellement originaux car correspondant à une nouvelle classe d'actifs sur le marché" , a annoncé le responsable.
Côté marchés émergents, la société de l'avenue de Messine à Paris n'a pas vraiment revu ses ambitions à la baisse, mais, de l'aveu de Jean-Louis Laurens, les opportunités d'un investissement " local" ont fait défaut, la maison menant par ailleurs des réflexions en matière de délégations de gestion.
Sur le plan de la gestion, Jean-louis Laurens a confirmé que ses équipes entendaient profiter du retour en grâce des actions européennes et du retour des investisseurs à la recherche de rendement. " Nous voulons accroître nos performances et capter des flux sur les actions et obligations européennes" , a-t-il précisé. Par ailleurs, le dirigeant souhaite toujours développer les produits " Solvency compatibles" dédiés aux investisseurs institutionnels, notamment en mesure d'optimiser la consommation de fonds propres dans le cadre de la nouvelle réglementation. Le dirigeant souhaite aussi, toujours via le nouveau pôle de Rothschild HDF IS, développer l'offre alternative, non pas uniquement au travers de fonds de fonds mais aussi par l'intermédiaire de comptes gérés sélectionnés rigoureusement par ses équipes et disponibles sur la plateforme Innocap. " Notre objectif est clairement de donner accès et séduire les institutionnels avec la multigestion alternative, sous la forme de comptes gérés certes, mais sans enterrer la structure de fonds de fonds" , a indiqué le responsable.
Enfin, pour cette année, Jean-Louis Laurens est convaincu que l'économie américaine est en mesure de tirer la croissance dans le monde et que les titres américains ne sont pas aussi survalorisés qu'on peut l'entendre ici ou là. " Les américains peuvent compter sur des thématiques que nous ne possédons pas" , a rappelé Jean-Louis Laurens qui évoque la transformation industrielle des Etats-Unis " grâce notamment à la révolution dans le domaine de l'énergie liée à l'exploitation du gaz de schiste" .
Si les Etats-Unis devraient donc assurer un rôle de locomotive en termes de croissance dans le monde, le dirigeant n'en délaisse pas pour autant le vieux Continent, quand bien même le niveau de l'euro en tant que monnaie peut être pénalisant. Cela dit, " l'Europe va devoir assouplir ses règles" , prédit le responsable qui se dit optimiste sur la croissance européenne. En outre, la faiblesse des valorisations des titres de la zone est un atout supplémentaire. Le dirigeant est en revanche plus réservé sur la classe d'actifs obligataire dont les mouvements de correction lorsqu'ils surviennent sont plutôt brutaux. De fait, la société de gestion restera à l'écart en 2013 des titres souverains et se montrera très sélectives dans le secteur du crédit, compte tenu des risques de bulle liée à la réglementation Solvency II et la forte demande institutionnelle. Quant au haut rendement, il peut, du fait de son rôle d'amortisseur avec des rendements plus élevés, pallier des risques de tensions sur les taux " mais jusqu'à un certain point" ...
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