Roschdy Zem : " Le Parc, c'est mon exutoire "

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Roschdy Zem : " Le Parc, c'est mon exutoire "
Roschdy Zem : " Le Parc, c'est mon exutoire "

L'acteur-réalisateur de 49 piges est un enfant de la banlieue parisienne. Natif du 92, Roschdy possède un restaurant dans le 15e (La Cantina) au sein duquel Ezequiel Lavezzi a ses petites habitudes. Mieux, le colosse est un fan inconditionnel du PSG et abonné depuis plus de 20 ans au Parc des Princes. Alors qu'il pourrait poser ses fesses dans la corbeille de l'enceinte parisienne, Roschdy Zem préfère suivre ses matchs en tribunes Paris avec sa bande de potes – dont Nicolas Duvauchelle – tous givrés du PSG. Forcément, un match contre l'OM, ça lui parle.
Quel genre de supporter es-tu ? C'est très simple, je suis abonné au Parc des Princes depuis la saison 1991/1992. Souvent à la même place. J'ai commencé au virage Auteuil avant de migrer en tribune Paris. Je viens avec mon groupe de potes, le même depuis vingt ans, on a nos habitudes, nos rites. Au Parc, c'est simple, je débranche tout. C'est mon exutoire. Je gueule, je vie le match à fond. J'adore ce côté prolo que tout le monde a. Là, tu es mélangé avec des ouvriers, des cadres, des avocats, des chômeurs mais on est tous là pour le PSG. Ce côté football populaire m'a toujours plu.
Que représente le Parc pour toi ? Pendant longtemps, le Parc était LE stade de France. Toutes les équipes nationales jouaient au Parc. C'était la pelouse des grands rendez-vous avant l'arrivée du Stade de France. D'ailleurs, quand les Qataris sont arrivés, j'ai eu peur que le PSG déménage là-bas. J'ai été voir Lens-PSG au SDF il y a trois semaines. Horrible. Le trajet, que soit l'autoroute ou le RER, les longs tunnels pour aller aux tribunes, l'architecture, le vent froid, tout est moche. Ce stade n'a pas d'âme. Le PSG c'est au Parc et nulle part ailleurs.
Depuis peu, le PSG fait tout pour avoir un tribune VIP de prestige avec Beyoncé, Jay-Z, Carl Lewis, Victoria Azarenka, ça t'énerve? C'est le prix à payer quand tu veux mettre en place une grosse équipe. Sur le terrain, tu as des grands noms, le club essaie de mettre certaines de ses tribunes au même niveau. Pour pouvoir faire venir des familles en toute sécurité, il fallait faire quelque chose. Aujourd'hui, je viens régulièrement avec mon gamin au stade. À la fin des années 2000, il n'y mettait pas les pieds. Hors de question. Alors oui, on a perdu en ambiance, en ferveur, en folie. C'est cher payé mais que pouvait-on faire d'autres à partir du moment où il y avait des morts ? Je ne sais pas si le plan Leproux était la bonne solution, c'est facile après coup de critiquer en plus. Mais il fallait faire quelque chose de radical.
Tu t'y retrouves dans l'ambiance actuelle ? Par moment, comme contre Barcelone en septembre, il se passe quelque chose. Mais ça va demander du temps. Les virages ne se répondent plus. Il n'y a plus d'échos mais au final, je peux laisser mon fils...


Quel genre de supporter es-tu ? C'est très simple, je suis abonné au Parc des Princes depuis la saison 1991/1992. Souvent à la même place. J'ai commencé au virage Auteuil avant de migrer en tribune Paris. Je viens avec mon groupe de potes, le même depuis vingt ans, on a nos habitudes, nos rites. Au Parc, c'est simple, je débranche tout. C'est mon exutoire. Je gueule, je vie le match à fond. J'adore ce côté prolo que tout le monde a. Là, tu es mélangé avec des ouvriers, des cadres, des avocats, des chômeurs mais on est tous là pour le PSG. Ce côté football populaire m'a toujours plu.
Que représente le Parc pour toi ? Pendant longtemps, le Parc était LE stade de France. Toutes les équipes nationales jouaient au Parc. C'était la pelouse des grands rendez-vous avant l'arrivée du Stade de France. D'ailleurs, quand les Qataris sont arrivés, j'ai eu peur que le PSG déménage là-bas. J'ai été voir Lens-PSG au SDF il y a trois semaines. Horrible. Le trajet, que soit l'autoroute ou le RER, les longs tunnels pour aller aux tribunes, l'architecture, le vent froid, tout est moche. Ce stade n'a pas d'âme. Le PSG c'est au Parc et nulle part ailleurs.
Depuis peu, le PSG fait tout pour avoir un tribune VIP de prestige avec Beyoncé, Jay-Z, Carl Lewis, Victoria Azarenka, ça t'énerve? C'est le prix à payer quand tu veux mettre en place une grosse équipe. Sur le terrain, tu as des grands noms, le club essaie de mettre certaines de ses tribunes au même niveau. Pour pouvoir faire venir des familles en toute sécurité, il fallait faire quelque chose. Aujourd'hui, je viens régulièrement avec mon gamin au stade. À la fin des années 2000, il n'y mettait pas les pieds. Hors de question. Alors oui, on a perdu en ambiance, en ferveur, en folie. C'est cher payé mais que pouvait-on faire d'autres à partir du moment où il y avait des morts ? Je ne sais pas si le plan Leproux était la bonne solution, c'est facile après coup de critiquer en plus. Mais il fallait faire quelque chose de radical.
Tu t'y retrouves dans l'ambiance actuelle ? Par moment, comme contre Barcelone en septembre, il se passe quelque chose. Mais ça va demander du temps. Les virages ne se répondent plus. Il n'y a plus d'échos mais au final, je peux laisser mon fils...


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