Rooney, casse-tête anglais

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Rooney, casse-tête anglais
Rooney, casse-tête anglais

Longtemps, Wazza a figuré l'alpha et l'omega du football anglais. Mais depuis quelque temps, en équipe d'Angleterre, Wayne Rooney est devenu davantage un problème qu'une solution. Une tendance définitive ?

Jeudi dernier, face à Saint-Marin, en transformant un bon vieux péno des familles, Wayne Rooney s'est encore un peu plus rapproché des meilleurs scoreurs de tous les temps en équipe d'Angleterre, avec 42 pions. À deux encablures de la légende Jimmy Greaves, mais surtout à six seulement de Gary Lineker et sept petites unités de sir Bobby Charlton, le recordman absolu. Posé comme ça, c'est entendu, on parle là d'un monstre de l'histoire des Three Lions. Une forme de logique quand on se souvient de ses débuts en fanfare en sélection lors de l'Euro 2004. À l'époque, c'est un bulldozer un peu mafflu qui déboule et dévaste tout sur son passage, dans la lignée de son explosion avec Everton : « le plus grand talent » vu par Arsène Wenger en Angleterre à l'époque. Mais voyez comme l'affaire est beaucoup plus ambiguë qu'il n'y paraît. Car au fond, depuis dix ans, quelle trace profonde a pour l'instant laissée Rooney sous la tunique de Sa Très Gracieuse Majesté ? C'est toute la complexité du sujet que l'on peut même trouver jusque dans les chiffres, puisque sur ses 42 buts internationaux, un seul a eu pour cadre la Coupe du monde, lui qui en a pourtant disputé trois éditions. Chacun aura compris le décalage entre la carrière de Wazza en club et ses performances réelles avec l'Angleterre. Mais après tout, le Red Devil n'a pas encore 29 ans et encore le temps de mettre les choses au point. Sauf qu'aujourd'hui, il n'est pas certain que l'avenir de la sélection aux trois lions passe par les crampons de l'homme aux 98 capes
Le prototype du joueur hybride
Car depuis plusieurs mois, le cas Rooney alimente tous les débats outre-Manche. Pendant le dernier Mondial, plusieurs voix influentes des médias britanniques avaient appelé Roy Hodgson à se passer des services de son attaquant vedette. Rien que ça. La raison ? Son jeu poserait de sérieux problèmes d'équilibre au collectif, plus vraiment avant-centre et plus assez hargneux pour occuper un couloir (ce qu'il faisait à l'occasion à MU quand Cristiano Ronaldo sévissait sous la tunique rouge).

Bizarre, quand on y songe, vu que c'est précisément ce côté hybride qui faisait sa force, comme nous le confiait Franck Queudrue il y a deux ans. « Il y a parfois un délit de faciès parce qu'il a un côté gros bourrin anglais, mais on sous-estime souvent son sens tactique. Il sait parfaitement aller entre les lignes, prendre la profondeur...



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