Ronaldo et la cicatrice de Lisbonne

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Ronaldo et la cicatrice de Lisbonne
Ronaldo et la cicatrice de Lisbonne

4 juillet 2004. Le Portugal retient son souffle. Chez eux, les Lusitaniens disputent la finale de leur Championnat d'Europe face à une modeste équipe de Grèce. L'occasion est trop belle. Mais à 22h00, la fête vire au drame. Battu 1-0 par les Grecs, le Portugal fond en larmes. Sur la pelouse, un jeune joueur de 19 ans ne parvient pas à contenir les siennes. Son nom : Cristiano Ronaldo. Après une première saison pleine d'espoirs à Manchester United, la future étoile portugaise manque son rendez-vous, aux côtés des Pauleta, Figo et autres Deco. Dix ans après, la cicatrice ne s'est jamais refermée.

Record de buts en une saison de C1

Pourtant, le jeune Cristiano a bien grandi. Devenu l'un des meilleurs joueurs de la planète, le Portugais a tout gagné en club. Une Ligue des Champions en 2008 avec Manchester United, trois championnats d'Angleterre et une Liga avec le Real Madrid. En janvier dernier, le Portugais a reçu le second Ballon d'Or de sa carrière, après 2008. Mais Ronaldo en veut toujours plus. Jamais rassasié, CR7 a signé une nouvelle saison pleine sous le maillot merengue en 2013-2014 : 31 buts en 30 matchs de championnat, mais aussi et surtout 16 buts en 10 matchs de C1, un record !

Le doublé Ligue des Champions-Coupe du Monde ?

Cette finale madrilène aurait pu avoir pour cadre la capitale espagnole. Mais l'histoire a voulu qu'elle se tienne à Lisbonne, là où tout a commencé pour Ronaldo (ndlr : avant d'être transféré à Manchester United, le Portugais évoluait au Sporting). Si les supporters du Real attendent avec une angoisse non feinte la Decima, le public portugais n'aura d'yeux que pour sa star, à un mois du Mondial. En l'espace de quelques semaines, le récent Ballon d'Or a l'occasion d'écrire un nouveau chapitre de sa riche histoire professionnelle. Le doublé Ligue des Champions-Coupe du Monde, un rêve fou ? Ronaldo ne s'interdit rien. A tel point que ses détracteurs lui prêtent une certaine prétention. Samedi soir, l'Estadio de la Luz espère de nouvelles larmes dans les yeux de son champion. Dix ans après. Mais des larmes de bonheur. Histoire de conjurer le sort.

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