Roms : Hamon et Emmanuelli se payent Valls

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Manuel Valls et Benoît Hamon en 2012.
Manuel Valls et Benoît Hamon en 2012.

Le ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire Benoît Hamon a à son tour critiqué à mots couverts les déclarations de Manuel Valls sur les Roms. Il a déclaré samedi que la gauche devait éviter les "leçons en réalisme" et ne pouvait renoncer à "intégrer progressivement une population". "La gauche ne postulera jamais l'impossibilité d'intégrer progressivement une population. [...] Qui serions-nous si nous leur refusions le droit à l'éducation, à la santé et à un toit au nom de leur différence ?" a-t-il déclaré. "Sommes-nous si supérieurs aux autres que nous puissions décréter l'inaptitude générale d'une population à l'intégration dans notre société républicaine ?" s'est interrogé le ministre devant les participants à l'université de rentrée d'Un monde d'avance, un courant socialiste, à Vieux-Boucau, dans les Landes. "Leur mode de vie s'y opposerait ? Mais qui peut penser que les aspirations des parents pour leurs enfants ne sont pas les mêmes que les nôtres ?""Les procès en réalisme"

"Ne tombons pas dans le piège des stéréotypes", a demandé Benoît Hamon, qui s'est déclaré irrité "dans les polémiques que nous nous créons à gauche [...] par les procès ou les leçons en réalisme identiques à ceux que nous fait la droite".

Sur le fond du dossier, le ministre de l'Économie solidaire a précisé sa vision des choses : "Chacun sait que deux situations de droit s'opposent : la libre circulation de ces 15 à...

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