Roms : deux fois plus d'expulsions de leurs camps en 2013

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Roms : deux fois plus d'expulsions de leurs camps en 2013
Roms : deux fois plus d'expulsions de leurs camps en 2013

Le nombre d'expulsions dans les campements roms a plus que doublé en 2013. Alors que les autorités avaient procédé à 9 404 évacuations en 2012, 19 380 Roms ont été contraints de quitter leurs lieux de vie l'an dernier, selon un rapport présenté mardi par la Ligue des droits (LDH) et l'European Rom Rights Center.

Au total, 165 camps auraient été démantelés sur les 400 recensés en France, auxquels s'ajoutent 22 lieux d'habitation évacués suite à un incendie, affectant 2 157 personnes.

Moins de 17 000 Roms, principalement originaires de Roumanie ou de Bulgarie, vivent dans des campements illicites, selon des statistiques officielles. Comment expliquer que le nombre d'expulsions soit supérieur ? Certaines personnes ont été déplacées à plusieurs reprises, explique le rapport.

Une politique «inutile», selon les auteurs

«Ces évacuations forcées sont l'expression d'une politique de rejet» des Roms, qui a «empiré» sous la gauche, déplorent les auteurs du rapport. «Les autorités ne souhaitent qu'une seule chose : leur retour dans leur pays d'origine.» Mais, soulignent-ils, cette politique est «injustifiable, coûteuse et inutile puisque (...) les Roms vivent toujours en France dans un bidonville qu'ils ont reconstruit un peu plus loin».

Parfois, les familles se réinstallent même sur un site démantelé, a souligné l'un des auteurs de l'étude, Philippe Goossens, en citant l'exemple d'un camp près de la Porte de la Chapelle, dans le nord de Paris.

Alors que les expulsions ralentissaient d'ordinaire à l'approche de la période hivernale, elles se sont maintenues au dernier trimestre 2013 avec 5 408 personnes expulsées, selon ce décompte réalisé en recoupant les témoignages d'associations et les articles de presse. «Je ne comprends pas ce que veut le gouvernement, a confié Philippe Goossens. Ca ne sert strictement à rien, tout le monde l'admet et pourtant Manuel Valls continue d'ordonner aux préfets ...

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