Rome, reine d'Italie

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Rome, reine d'Italie
Rome, reine d'Italie

La Roma est un dauphin aux dents longues, et la Lazio est un troisième aussi fier que surprenant. A la veille du derby romain, Rome domine le classement des villes italiennes de Serie A avec 69 points, loin devant Turin, Gênes, Milan ou même le trio du Sud, composé par Naples, Palerme et Cagliari. Avant le derby, un doux parfum romain règne sur la Serie A.

Milan est plus titrée, et plus prestigieuse. Turin est plus déséquilibrée, voire distante par rapport à la rivalité qu'elle a engendrée. Gênes, elle, est tout simplement différente : le port abrite une rivalité rendue magnifique par la rareté des émotions sur les scènes nationales et européennes. Plus au sud, ce qui fait la particularité du derby romain, c'est sa chaleur. Rome est soleil, petites rues et proximité. Décolletés, jupes et lunettes de soleil. Alors que la rivalité milanaise se cache à l'intérieur de grands appartements lombards, les sentiments de l'intimité romaine s'étendent dans la rue comme le linge au-dessus des têtes. Parce qu'il fait trop chaud à l'intérieur, le derby romain devait forcément faire déborder sa folie à l'extérieur.

Dans une Serie A animée par ses guerres de villages, la rivalité entre les grandes cités passe inaperçue à côté des batailles internes symbolisées par les derbys. Parce qu'il y a deux Milans, deux Turins, deux Gênes et deux Romes. Mais si l'on associe – avec des pincettes – ces clubs aux différences ancestrales, le plus grand derby d'Italie est pour l'instant celui de Rome, avec 69 points cumulés, bien plus que Turin (58), Gênes (54), Milan (47) ou même les 3 du Sud (Napoli, Palermo, Cagliari, 67 ensemble). Les deux romaines sur le podium à la fin d'une saison, c'est un événement que la Serie A n'a pas vécu depuis 2006-07, et avant ça 2000-2001. Il y a 14 ans, le podium était celui qui règne actuellement en Italie, mais dans l'ordre suivant : Roma, Juventus, Lazio.
Rudi Garcia, comme Capello plutôt que Spalletti ?
Après la première saison brillante de Rudi Garcia, les sentiments qui dominent sa seconde campagne sont mitigés. D'une part, et c'est le sentiment le plus concret, la Roma tient l'allure de la Juve et conserve son élan de domination. La mentalité est toujours aussi gagnante, voire plus : avec moins d'aisance dans le jeu, la Roma gagne même quand elle souffre. Ce n'est pas romantique, mais Fabio Capello n'a pas gagné son Scudetto avec du romantisme. Ainsi, la Roma suit un rythme légèrement plus élevé en termes de points gagnés (moyenne de 2.29 contre 2.23), marque moins de buts (1.7 contre 1.89 par match) et en encaisse un petit peu moins (moyenne de 0.64 contre 0.68). Mais d'autre part, le club giallorosso donne l'impression de pouvoir exploser à tout moment. Cette Roma de Garcia, c'est une bombe romaine, chaude, sanguine, nerveuse....




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