Rome, la bouée de sauvetage de van der Wiel

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Selon La Repubblicca, Grégory van der Wiel aurait déjà scellé un accord avec l’AS Rome pour y poursuivre sa carrière la saison prochaine. L’issue inéluctable d’une histoire compliquée de quatre saisons au Paris Saint-Germain.

De son passage à Paris, difficile d’isoler une image. En quatre saisons en France, Grégory van der Wiel n’aura jamais marqué les esprits. Car il est bien question de passé au moment d’évoquer l’histoire commune qui lie le club de la Capitale au latéral néerlandais depuis l’été 2012. En fin de contrat en juin prochain, le défenseur de 28 ans ne sera vraisemblablement pas conservé. Poussé dehors par l’émergence de Serge Aurier (et le pardon qui lui a été octroyé) et la polyvalence de Marquinhos, l’ancien pensionnaire de l’Ajax Amsterdam aurait déjà trouvé où rebondir. En effet, d’après La Repubblicca, Grégory van der Wiel aurait trouvé un accord avec l’AS Rome pour y jouer la saison prochaine.

Un joueur qui stagne depuis 2010

Un accord qui peut surprendre puisque comme à Paris, il y fera face à une concurrence réelle au poste d’arrière droit. Si Maicon quittera le club de la Louve en fin de saison, le Brésilien n’est plus que remplaçant depuis deux saisons. Et le titulaire n’est autre qu’Alessandro Florenzi (25 ans), qui porte parfois le brassard de capitaine quand Totti et De Rossi ne sont pas sur le terrain. Mais tel est le parcours de Grégory van der Wiel depuis quatre ans : inégal. Débarqué à Paris dans la peau d’un grand arrière droit en devenir, l’international néerlandais n’a jamais réussi à confirmer ses belles prestations en Eredivisie ou sa finale de Coupe du Monde 2010 avec les Pays-Bas. A l’époque, âgé de 22 ans, il représentait le futur d’une sélection incapable de se qualifier pour le premier Euro à 24 six ans plus tard.

Une seule saison pleine à Paris

La seule saison pleine de van der Wiel au PSG aura été l’exercice 2014-15. Un quadruplé inédit dans l’histoire du championnat de France, un quart de finale de Ligue des Champions, un physique globalement solide et surtout une concurrence décevante, Serge Aurier ayant eu besoin d’une saison pour se mettre au haut-niveau requis par le PSG. Mais depuis la montée en puissance de l’ancien Toulousain, van der Wiel traîne son spleen sur le banc parisien. Ce n’est pas une surprise si Laurent Blanc lui a même préféré Marquinhos, défenseur central de métier, lors des grands matchs des dernières semaines. Car depuis son arrivée à Paris en 2012, le Néerlandais n’a jamais pleinement rassuré. Même lorsque sa seule concurrence s’appelait Christophe Jallet, l’ancien de l’Ajax ne bénéficiait pas d’un statut d’intouchable.

Des mots avec Ibrahimovic à Troyes

Dernièrement, la rupture fut définitivement consommée. Voyant Marquinhos lui passer devant dans la hiérarchie des latéraux, le joueur de 28 ans a laissé éclater sa colère. Des mots ont été échangés à la mi-temps du match du titre, à Troyes, avec Zlatan Ibrahimovic. Absent des photos de liesse dans le vestiaire parisien après le carton contre l’ESTAC, Grégory van der Wiel a sans doute compris à ce moment précis que son avenir s’écrivait loin de la France. Mais à Rome, dans un championnat Italien où la rigueur défensive est aussi très importante, il n’aura pas beaucoup de jokers. Là-bas, van der Wiel abat sans doute sa dernière carte pour durer encore quelques années au très haut niveau européen.
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