Rome exclut d'acheter des actions Telecom Italia-sources

le , mis à jour à 00:25
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    * Le gouvernement italien pourrait agir pour protéger le 
réseau fixe de Telecom Italia-source 
    * Matteo Renzi a récemment vu Xavier Niel et des 
représentants de Vivendi 
    * Orange ne discute pas avec Telecom Italia-Richard 
 
 (Actualisé avec une déclaration d'u porte-parole de Vivendi) 
    MILAN, 4 décembre (Reuters) - L'Etat Italien n'a pas 
l'intention d'acheter des actions de Telecom Italia  TLIT.MI  
pour contrer la montée d'investisseurs français au capital de 
l'opérateur, a-t-on appris vendredi de deux sources proches du 
dossier. 
    Rome surveille néanmoins l'évolution du dossier et pourrait 
utiliser son droit de veto pour protéger le réseau fixe de 
Telecom Italia, l'actif le plus précieux de l'opérateur 
historique, a dit l'une des sources. 
    Vivendi  VIV.PA  détient 20,116% du capital de Telecom 
Italia, ce qui en fait le premier actionnaire du groupe, et 
souhaite se voir attribuer quatre sièges au conseil 
d'administration.  
    De son côté, Xavier Niel, le fondateur d'Iliad  ILD.PA , est 
potentiellement le deuxième actionnaire de l'opérateur italien 
puisqu'il dispose d'options d'achat susceptibles de lui octroyer 
un peu plus de 15% du capital. 
    Cette double montée a conduit certains observateurs à 
spéculer sur la possibilité d'une entrée de l'Etat italien au 
tour de table de Telecom Italia via la Cassa Depositi e Prestiti 
(CDP).  
    "La CDP n'est pas en train de prendre une participation", a 
dit une source directement informée de l'évolution du dossier.  
    Les projets de Vivendi pour Telecom Italia n'étant toujours 
pas clairs, le gouvernement italien ne veut pas s'engager par 
crainte de devoir partager la responsabilité de décisions 
controversées comme, par exemple, la vente de la filiale 
brésilienne de téléphonie mobile de l'opérateur, a dit l'autre 
source. 
    Cette même source a fait état d'une certaine préoccupation 
au sein du gouvernement concernant les projets du président de 
Vivendi, Vincent Bolloré, pour Telecom Italia. 
    Le gouvernement de Matteo Renzi s'inquiète en particulier de 
l'éventualité d'un accord entre Bolloré et le diffuseur Mediaset 
 MS.MI , contrôlé par Silvio Berlusconi, ou de toute décision 
pouvant entraîner des suppressions d'emplois en Italie, a 
précisé la source. 
    Matteo Renzi a récemment rencontré Xavier Niel et, 
séparément, des représentants de Vivendi, ont rapporté les 
sources. 
    Un porte-parole de Vivendi a ensuite déclaré qu'aucun des 
représentants du groupe français n'avait rencontré le président 
du Conseil italien depuis l'entrevue de ce dernier avec Vincent 
Bolloré en août. 
    Vivendi, qui sollicite une représentation au sein du conseil 
d'administration de Telecom Italia, assure ne pas avoir 
l'intention d'exercer une influence exagérée sur le groupe ni 
d'engager un rapprochement avec l'opérateur italien. 
 ID:nL8N13S51B  
    Le PDG d'Orange  ORAN.PA , Stéphane Richard, a pour sa part 
réaffirmé que l'opérateur télécoms français n'avait engagé 
aucune discussion avec Telecom Italia sur un éventuel 
rapprochement.  ID:nL8N13T3VW  
 
 (Paola Arosio, Luca Torgni et Valentina Za; Patrick Vignal pour 
le service français, édité par Marc Angrand) 
 

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