Rome et Tripoli envisagent de réactiver un "pacte d'amitié"

le
0
    ROME, 18 mai (Reuters) - L'Italie et la Libye ont envisagé 
mardi la reconduction d'un accord en vertu duquel Rome avait 
promis des milliards de dollars d'investissements en échange de 
contrats énergétiques et d'un contrôle de l'immigration 
clandestine s'effectuant à partir de l'Afrique du Nord, a 
déclaré le ministère italien des Affaires étrangères. 
    Le "pacte d'amitié" initial a été conclu par le président du 
Conseil italien d'alors, Silvio Berlusconi, et l'ancien numéro 
un libyen Mouammar Kadhafi, avant la chute de celui-ci. 
    Le chaos qui a régné en Libye depuis la chute du régime 
Kadhafi a contribué à la pire crise migratoire à laquelle 
l'Europe a été confrontée depuis les lendemains de la Seconde 
Guerre mondiale. 
    La relance de ce "pacte d'amitié" est intervenue lors des 
discussions qu'ont eues mardi à Rome le chef de la diplomatie 
libyenne, Mohammed Siyala, et son homologue italien Paolo 
Gentiloni. 
    "Les deux ministres ont évoqué la possibilité de réactiver 
dès que possible les instruments mis à disposition par le pacte 
d'amitié de 2008", a déclaré le ministère italien des Affaires 
étrangères. 
    Berlusconi et Kadhafi avaient présenté en 2008 ce pacte 
comme un dédommagement pour les torts causés en Libye par les 
Italiens lors de la période coloniale, de 1911 à 1943. 
    En 2008, l'Italie projetait d'investir 200 millions de 
dollars (177 millions d'euros) par an dans des projets allant de 
la construction de routes à l'élimination de mines en Libye, ce 
sur 25 ans, soit une somme totale de cinq milliards de dollars 
(4,4 milliards d'euros). 
 
 (Isla Binnie; Eric Faye pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant