Rome et Berlin en désaccord avec Paris sur la taxe financière

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Contre l'avis de ses partenaires européens, la France se montre prête à «donner l'exemple» en adoptant seule une taxe sur les transactions financières, d'ici la fin de l'année.

Paris reprend le flambeau sur le vieux serpent de mer de la taxe sur les transactions financières. La France «donnera l'exemple», a annoncé vendredi matin Henri Guaino, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, en prenant une décision d'ici à la fin du mois de janvier, avec ou sans l'Allemagne. Lors de ses vœux aux Français, le 31 décembre au soir, le président français a une nouvelle fois fustigé les dérives de la finance: «Il faut faire participer la finance à la réparation des dégâts qu'elle a provoqués. C'est une question de justice».

Depuis, les déclarations se multiplient, tant du côté de Matignon, de Bercy que du côté du ministère des Affaires européennes. François Baroin, le ministre de l'Economie, a réaffirmé ce vendredi que la taxe verrait le jour en 2012. Mais si la Fance est prête à agir seule, ce n'est pas le cas de ses partenaires européens. A commencer par l'Allemagne, qui a rappelé dans la foulée que son objectif demeurait «l'instaura

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