Rome envisage une loi anti-OPA

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L'entrée de Lactalis dans Parmalat, après le rachat de Bulgari par LVMH, réveille les tensions avec la France.

Le ministre italien de l'Économie, Giulio Tremonti, a promis pour cette semaine des mesures pour défendre le made in Italy des convoitises étrangères, et en particulier françaises. Plusieurs options, à ses yeux, sont possibles: limitation des droits de vote, interdiction de dépasser certains seuils sans autorisation préalable, définition de secteurs stratégiques, priorité donnée aux «cordées» nationales… Mais il faudra respecter les règles communautaires. Pour cela, Giulio Tremonti compte «faire du shopping juridique au Canada». C'est-à-dire qu'il pourrait s'inspirer d'une loi fédé­rale canadienne de 1985, qui interdit aux investisseurs étrangers de prendre des participations straté­giques ne servant pas les intérêts nationaux.

C'est l'affaire Parmalat qui a servi de détonateur. En annonçant jeudi - jour du 150e anniversaire de l'Unité italienne - son entrée au capital du groupe laitier, à hauteur de 11,2%, Lactalis a provoqué un sursaut national. Vendr

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